Le chef de l’ONU espère un avenir « plus prometteur » au Liban

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a estimé samedi, après avoir rencontré les nouveaux dirigeants libanais, que le pays pouvait espérer un avenir « plus prometteur » avec un cessez-le-feu qu’il a souhaité devenir permanent avec Israël.
« Après l’une des années les plus difficiles depuis des générations, le Liban est à l’aube d’un avenir plus prometteur », a déclaré le chef de l’ONU lors d’une conférence de presse au terme de sa visite.
L’ONU « va intensifier son soutien au rétablissement et à la reconstruction dans tout le Liban », a-t-il promis.
Le Liban s’est doté le 9 janvier d’un chef de l’Etat, Joseph Aoun, ce qui a mis fin à une crise politique de plus de deux ans, et le 13 janvier d’un nouveau Premier ministre, Nawaf Salam, qui doit former un gouvernement.
Antonio Guterres, qui s’est rendu auprès des Casques bleus déployés à la frontière avec Israël dans le sud du Liban, a estimé que « la cessation des hostilités est fragile, mais tient bon ».
L’accord stipule que l’armée libanaise doit se déployer aux côtés des Casques bleus dans le sud du Liban, d’où l’armée israélienne doit se retirer sur une période de 60 jours, soit jusqu’au 26 janvier.
« Il est maintenant essentiel de voir le retrait des forces de défense israéliennes du territoire libanais et le déploiement simultané des forces armées libanaises dans le sud du Liban dans le délai convenu », a-t-il souligné.
Guterres a souligné que les Casques bleus avaient découvert « plus de 100 caches d’armes et de munitions » dans le sud depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Lors de son entretien avec Guterres, le nouveau président Joseph Aoun a réclamé samedi le retrait de l’armée israélienne « dans les délais fixés » par l’accord.
Aoun a dénoncé « la poursuite des violations israéliennes terrestres et aériennes », déplorant notamment « le dynamitage des maisons et la destruction des villages frontaliers qui vont à l’encontre de l’accord ».
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