Lazzarini: l’UNRWA est à bout de sa vitalité

Le Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Philippe Lazzarini, a averti que l’agence onusienne, confrontée à de nombreux défis notamment les attaques sionistes répétées, se voit à bout de sa vitalité.
Ce mois-ci, je terminerai mon mandat de commissaire générale de l’UNRWA, l’agence des Nations Unies qui fournit depuis plus de 75 ans des services essentiels, comparables à ceux du secteur public, aux réfugiés palestiniens à travers le Moyen-Orient. Alors que le monde peine à sortir du bourbier de Ghaza, je suis profondément préoccupé par l’avenir des réfugiés palestiniens.., a écrit dans un article du journal britannique The Guardian, Lazzarini, dont le mandat expire le 31 mars.
« Après avoir subi pendant plus de deux ans des attaques physiques, politiques et juridiques incessantes, particulièrement violentes en Palestine, l’UNRWA se voit à bout de sa vitalité… », a-t-il averti en référence notamment à la destruction par l’entité sioniste de centaines de locaux de l’UNRWA lors de son agression barbare contre Ghaza et aux lois sionistes visant à mettre fin à la présence de l’agence à El-Qods occupée.
Et de poursuivre : « En décembre 2023, face au génocide sioniste à Ghaza, j’écrivais au président de l’Assemblée générale des Nations unies que, durant mes 35 années d’expérience dans la gestion de crises complexes, je n’avais jamais eu à déplorer la mort de 130 de mes collègues, ni à prévoir un nombre bien plus important de victimes. Je n’imaginais alors pas que le nombre de mes collègues tués triplerait – le bilan s’élève aujourd’hui à plus de 390 morts… ».
« Cette semaine, j’ai de nouveau écrit au président de l’Assemblée générale de l’ONU et exhorté les Etats membres à tirer parti des ressources humaines et de l’expertise de l’UNRWA, atouts essentiels à la mise en œuvre réussie de la résolution 2803 du Conseil de sécurité », a-t-il dit.
Pour le patron de l’UNRWA, « il est incompréhensible qu’une entité de l’ONU ait pu être anéantie comme l’a été l’UNRWA, en violation du droit international, en toute impunité, et au prix d’un coût inacceptable pour le personnel et les communautés palestiniennes ».
« L’UNRWA risque de disparaître prochainement, avec des conséquences désastreuses non seulement pour des millions de réfugiés, mais aussi pour la paix et la stabilité régionales. Nous devons agir sans tarder, dès maintenant pour mobiliser une large coalition déterminée à faire respecter le droit international et à défendre le multilatéralisme », a conclu le patron de l’UNRWA.
APS


