L’Arménie et l’Azerbaïdjan « plus proches que jamais » d’un accord de paix,selon Aliev

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a assuré mardi qu’un accord de paix avec l’Arménie était « plus proche que jamais », alors que les deux pays ont commencé à délimiter leur frontière commune après des décennies de disputes territoriales.
Les dirigeants de ces deux Etats rivaux du Caucase clament régulièrement souhaiter un traité de paix réglant ces différends mais les pourparlers restent très difficiles et lents.
« Nous sommes plus près que jamais » d’un accord de paix, a estimé M. Aliev lors d’une réunion avec des analystes, expliquant que seuls les « détails » restaient à régler et qu’il existait une « volonté politique » pour un règlement.
Tout en acceptant une proposition du Kazakhstan d’accueillir prochainement une réunion des chefs de la diplomatie des deux pays, M. Aliev a minimisé la nécessité d’une supervision étrangère dans les pourparlers avec l’Arménie.
« Ce qui se passe actuellement à notre frontière prouve que lorsque nous sommes laissés seuls (…) nous pouvons nous mettre d’accord tôt ou tard », a-t-il déclaré.
Peu auparavant, les ministères de l’Intérieur des deux pays ont annoncé avoir commencé le travail de délimitation de leur frontière commune, un pas important.
Bakou a affirmé que des groupes d’experts procédaient à la « clarification des coordonnées sur la base d’une étude géodésique du terrain ». Erevan, qui a confirmé des « travaux de délimitation » de la frontière, a exclu « le transfert de toute partie du territoire souverain de l’Arménie ».
L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés dans deux guerres, la première dans les années 1990 remportée par l’Arménie et qui a fait plus de 30.000 morts et la deuxième en 2020, gagnée par l’Azerbaïdjan et qui a fait plus de 6.000 morts.
Après la défaite arménienne de 2020, Erevan avait été contraint de céder d’importants territoires dans et autour du Haut-Karabakh, une région que les Arméniens contrôlaient depuis une trentaine d’années.
Agences




