La Suède s’engage à respecter l’accord tripartite sur l’adhésion à l’OTAN avec la Türkiye

À l’issue d’un entretien téléphonique avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, hier, le nouveau Premier ministre suédois a annoncé que son gouvernement se conformera à un mémorandum trilatéral sur l’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan).
Ulf Kristersson a indiqué sur Twitter que sa conversation avec Recep Tayyip Erdogan a été constructive, ajoutant qu’il se réjouit de sa future visite à Ankara.
« Entretien téléphonique fructueux avec le président Erdogan J’ai hâte de me rendre à Ankara prochainement. Mon gouvernement va remplir le mémorandum trilatéral entre la Türkiye, la Finlande et la Suède en vue de l’adhésion à l’OTAN », a déclaré la Premier ministre suédois.
La Türkiye suit l’engagement de la Suède dans le cadre de l’accord signé en juin sur la candidature du pays nordique à l’Otan, a fait savoir le président turc à Kristersson lors de l’entretien téléphonique.
La Finlande et la Suède ont officiellement demandé à rejoindre l’Otan en juin, une décision motivée par la guerre de la Russie en Ukraine.
Toutefois, la Türkiye, membre de l’Otan depuis plus de 70 ans, a émis des objections à ces candidatures, reprochant aux deux pays de tolérer, voire de soutenir, les groupes terroristes.
Les trois pays ont signé un mémorandum d’entente trilatéral lors du sommet de l’Otan à Madrid en juin, qui prévoit que la Finlande et la Suède ne fourniront pas de soutien au PKK/YPG, la branche syrienne du groupe terroriste PKK, ou à l’organisation terroriste Feto, le groupe à l’origine du coup d’État avorté de juillet 2016 en Türkiye.
Au cours de sa campagne de terrorisme vieille de plus de 35 ans contre la Türkiye, le PKK, inscrit sur la liste des organisations terroristes par la Türkiye, les États-Unis et l’Union européenne, a été responsable de la mort de plus de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons. Le YPG est la branche syrienne du PKK.
Agence Anadolu




