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La sécurité hydrique en Algérie, enjeux, défis et réalisations

L’Algérie avance à pas constants vers l’atteinte de l’objectif de la sécurité hydrique, à travers une stratégie et un programme de réalisation de diverses infrastructures hydrauliques.

5 grandes stations de dessalement en cours de réalisation

Actuellement, cinq grandes stations de dessalement d’une capacité de production de 300.000 m3/jour chacune sont en cours de réalisation. Ces projets, situés à Cap-Blanc (Oran), Fouka 2 (Tipasa), Cap Djinet 2 (Boumerdès), Bejaïa et El Tarf, connaissent un rythme de réalisation accéléré. Selon les dernières déclarations du ministre des Ressources en eau, la mise en service de ces stations est prévue avant fin 2024.

Et cela permettra d’augmenter considérablement la part de l’eau dessalée dans le mix hydrique national.

Il passera de 18% actuellement à 42% du volume total d’eau potable produit dans le pays. Cette augmentation significative témoigne de l’engagement de l’Algérie à diversifier ses sources d’approvisionnement en eau.

Les nouvelles stations de dessalement ne se contenteront pas d’alimenter les wilayas côtières.

Leur influence s’étendra jusqu’à 150 km à l’intérieur des terres, bénéficiant ainsi à une grande partie de la population. Cette stratégie vise à réduire la pression sur les ressources en eau conventionnelles, tout en assurant un approvisionnement stable et durable aux régions confrontées à des pénuries chroniques.

Atteindre 3,8 millions m3

Ces projets permettront, d’atteindre 3,8 millions m3, ce qui équivaut à 42% des besoins en eau potable de la population.

La stratégie nationale de dessalement de l’eau vise, a-t-il dit, à revoir à la hausse la proportion d’eau potable produite du dessalement de l’eau de mer pour atteindre 60% d’ici à 2030, contre 18 % actuellement.

27 milliards DA pour le programme d’urgence

L’Etat a mis le paquet consacrant plus de 27 milliards de dinars pour la réalisation du programme d’urgence qui touche toutes les wilayas susceptibles d’être confrontées à un manque d’eau.

L’ambition de l’Algérie

Dans le cadre de cette dynamique, l’Algérie a procédé à la création d’une grande entreprise nationale chargée de superviser et de gérer l’ensemble des stations de dessalement réalisées le long de la côte algérienne. Cette décision vise à optimiser l’exploitation de ces infrastructures stratégiques et à capitaliser l’expérience acquise dans ce domaine. L’Etat a insisté sur l’importance d’intégrer les compétences algériennes, notamment les jeunes, dans ces grands projets. L’objectif est double : développer une expertise nationale dans ce secteur de pointe et encourager l’émergence d’une industrie locale capable de produire les équipements, matériels et pièces nécessaires au fonctionnement des stations de dessalement.

Par ailleurs, un nouveau programme prévoit la réalisation de sept stations supplémentaires pour la période 2025-2030.

Ces futures installations seront implantées dans les wilayas de Tlemcen, Mostaganem, Tizi Ouzou (qui bénéficiera de deux stations), Chlef, Jijel et Skikda. Ce déploiement stratégique vise à couvrir l’ensemble du littoral et à renforcer la sécurité hydrique du pays à long terme. Malgré l’enthousiasme suscité par ces projets, des défis importants restent à relever.

Interconnexion des barrages à l’échelle nationale

La maîtrise technologique, la formation de personnel qualifié et la réduction des coûts de production figurent parmi les principaux enjeux.

L’aspect environnemental ne doit pas non plus être négligé. Si le dessalement offre une solution durable face à la raréfaction des ressources en eau douce, il convient de minimiser son impact sur les écosystèmes marins, notamment en ce qui concerne le rejet des saumures.

Parallèlement à ces grands projets, les pouvoirs publics continuent de travailler sur d’autres aspects de la gestion de l’eau. L’Etat a procédé à l’octroi d’autorisations pour le forage de puits dans les régions confrontées à une pénurie de ressources hydriques, et l’interconnexion des barrages à l’échelle nationale.

Les décisions éclairées prises par l’Etat algérien ont permis de prendre une série de mesures pour parvenir à assurer une sécurité hydrique.

 

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