La résolution de l’ONU sur les mines terrestres souligne l’impact des ces armes sur les droits de l’homme

La première résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur les mines terrestres soutient « fermement » le traité international interdisant les mines antipersonnel, a déclaré, lundi, Human Rights Watch , soulignant que ces armes violent les droits humains fondamentaux.
« La résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les mines antipersonnel, soutenue par des pays du monde entier, envoie un message clair : ces armes violent les droits humains fondamentaux », a indiqué la directrice adjointe de la division Crises, conflits et armes à HRW, Mary Wareham.
Elle a appelé, dans le même sillage, les pays qui envisagent de quitter le Traité d’interdiction des mines, à « reconsidérer leur décision, compte tenu des risques dévastateurs à long terme pour les civils et du soutien mondial à cette interdiction ».
Depuis mars dernier, cinq pays européens ont annoncé leur intention de se retirer du Traité d’interdiction des mines de 1997.
La résolution charge le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme de faire un rapport sur l’impact d es mines antipersonnel « sur la jouissance de tous les droits de l’homme, en particulier les droits économiques, sociaux et culturels ».
Elle instaure un dialogue interactif sur les mines terrestres lors de la 62e session du Conseil, au premier semestre 2026. Dans son rapport 2024, l’Observatoire des mines a constaté que les civils représentaient 84 % de toutes les victimes de mines terrestres enregistrées en 2023, tandis que les enfants représentaient 37 % des victimes lorsque l’âge était enregistré.
La Convention sur l’interdiction des mines, ratifiée par 165 pays, interdit l’utilisation, la production, le transfert et le stockage de mines antipersonnel et exige des parties qu’elles détruisent les stocks, déminent les zones minées et portent assistance aux victimes.
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