La République sahraouie présente sa candidature au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour 2026–2028

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a déposé sa candidature officielle au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA) pour la période 2026–2028. Elle se positionne ainsi en concurrence pour le siège réservé à l’Afrique du Nord, aux côtés du Maroc et de la Libye, selon l’agence sahraouie SPS.
Dans une note diplomatique adressée à la Commission de l’Union africaine ainsi qu’aux États membres, la République sahraouie a indiqué que sa candidature repose sur son engagement de longue date au sein de l’organisation continentale et sur son attachement constant aux principes de l’unité africaine, de la paix et de la sécurité, ainsi que de la justice fondée sur le respect mutuel.
Les élections se tiendront en février 2026, lors de la session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine prévue les 11 et 12 février à Addis-Abeba, en Éthiopie. Membre de l’Organisation de l’unité africaine depuis 1982 et membre fondateur de l’Union africaine, la République arabe sahraouie démocratique a également contribué à la création du Conseil de paix et de sécurité ainsi qu’à l’ensemble des institutions et organes de l’Union.
Par ailleurs, le Conseil de paix et de sécurité est considéré comme l’un des principaux organes de l’Union africaine. Il est chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits, ainsi que de la promotion de l’agenda de l’Union en matière de paix et de sécurité.
Dans sa note diplomatique, la République sahraouie a mis en avant son expérience en matière de gouvernance dans des contextes de conflit prolongé, notamment en ce qui concerne les situations de déplacement et la gestion des services dans des environnements fragiles, estimant que cette expérience est directement pertinente pour les missions du Conseil de paix et de sécurité.
Elle a également exprimé sa volonté de contribuer à la diplomatie préventive, à la gestion des conflits et aux efforts continentaux de reconstruction post-conflit, conformément à l’Architecture africaine de paix et de sécurité.
Il est à noter que le Maroc et la Libye ont également présenté leur candidature pour le même siège. Selon les règles de l’Union africaine, les membres du Conseil de paix et de sécurité sont élus par le Conseil exécutif, sur la base d’une représentation régionale équilibrée et des contributions à la paix et à la sécurité du continent.
L’issue de l’élection déterminera l’État qui représentera l’Afrique du Nord au sein du Conseil de paix et de sécurité pour la période 2026–2028, sachant que l’Algérie avait déjà assuré un siège au Conseil lors du Sommet de l’année dernière, après avoir remporté les élections face au Maroc.
Il convient également de noter qu’un certain nombre d’États membres des quatre autres régions de l’Union africaine ont, à leur tour, présenté leurs candidatures aux sièges du Conseil réservés à leurs régions respectives.
(Agences)




