La guerre israélo-arabe d’Octobre 1973 : comment l’Algérie a renversé la situation grâce à sa bravoure militaire

Bien que l’Etat algérien soit jeune à l’époque et sorti d’une révolution d’indépendance, dont la victoire est arrachée au prix d’un coût lourd et sans précédent en termes de destruction et de pertes humaines causés par la guerre dévastatrice colonisatrice de la France, il a réussi à marquer l’histoire hors de ses frontières, dans les guerres israélo-arabes, en envoyant en octobre 1973 ses troupes pour aider les armées arabes à combattre l’agression des forces sionistes.
La résistance acharnée des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) a suscité admiration et reconnaissance, en renversant la situation et en réussissant à repousser l’invasion des forces sionistes.
Une histoire de courage et de bravoure militaire algérienne, remontant à la guerre d’indépendance nationale, qui a surpris l’ennemi sioniste, qui croyait avoir affaire à une armée surpassée en nombre et en armes, selon les témoignages et écrits documentés dans les livres d’histoires, y compris ceux des historiens sionistes.
La bataille d’« Al-Adabiya » : comment les troupes algériennes ont vaincu les forces sionistes
Imprégnée de ses principes immuables en faveur des mouvements d’indépendance et d’émancipation des peuples colonisés, l’Algérie s’est engagée activement et efficacement dans les guerres israélo-arabes, en envoyant ses troupes sur les fronts syrien et égyptien pour aider les armées de ces pays lors de la guerre d’octobre 1973, dans le cadre de l’accord de défense arabe commune. L’engagement de l’ANP aux cotés de ses frères arabes avait changé la donne sur terrain et rabattu les cartes des forces sionistes qui bénéficiaient d’un grand soutien militaire et logistique de leurs alliés.
La bataille du port d’« Al-Adabiya » sur le territoire égyptien (près de canal de Suez) – connue également comme la bataille de Kippour -, a été le théâtre d’une affligeante défaite des forces sionistes aux mains de l’ANP. Le général israélien à l’histoire très sombres de génocides et crimes de guerre, Ariel Sharon – qui deviendrait ensuite Premier ministre de l’entité sioniste – avait même menacé ses soldats de liquidation s’ils révélaient la vérité sur ce qui s’est passé les 24 et 25 octobre dans le port d’Adabiya en Égypte.
Il avait prédit que les soldats de l’armée algérienne, qu’il croyait « fragile », « prendraient la fuite à la vue des chars israéliens », mais cette bataille a mis fin à l’arrogance de Sharon et à la pseudo-puissance de son armée, qui s’effondra facilement devant les positions algériennes. Dans cette bataille, les forces sionistes avaient perdu 900 soldats et 172 chars en une seule journée, ce qui a provoqué une grande confusion et embarras dans les rangs des dirigeants de l’entité sioniste.
Une histoire de bravoure qui remonte à la guerre de libération nationale
A la veille de l’envoi des forces algériennes en Égypte, le défunt président algérien Houari Boumediene s’est adressé à ses soldats en disant : « Vous allez à la bataille la plus honorable, une bataille pour défendre la terre et l’honneur. Cette bataille est l’une des batailles les plus honorables. Nous ne pleurerons pas pour celui qui y mourra, mais nous lui rendons hommage tel un martyr ».
Ce grand discours de Boumediene a diffusé l’esprit de courage et de bravoure parmi les soldats algériens qui se dirigeront en Egypte. Des épisodes de cette histoire ont été mémorisé par le général égyptien Saad Eddine Chazli, qui les a décrits dans ses mémoires comme les soldats les plus courageux et plus braves parmi les armées arabes. Le soutien algérien ne se limitait pas aux forces humaines, mais comprenait également un soutien militaire et économique. Dès que le président égyptien à l’époque Anouar el-Sadate a demandé un soutien supplémentaire, Houari Boumediene n’a pas hésité à offrir 200 millions de dollars à l’Union soviétique pour fournir des armes au profit de l’Égypte. L’Algérie a participé à la guerre avec 96 chars, 50 avions modernes (MiG et Sukhoi), en plus d’une brigade blindée de 2 115 soldats.
Malgré les tentatives de marginalisation médiatique de cet épisode très important de l’histoire, la marque de l’Algérie sur la guerre d’octobre 1973 reste présente dans la mémoire de la nation arabe, écrivant ainsi une page honorable dans l’histoire de l’action interarabe à travers la défense acharnée des causes arabes et le soutien de leur souveraineté avec les moyens humains et matériels.
Traduit en français par : Hamid Mecheri
Texte originale en arabe du : Nacima Adjadj




