La Grande-Bretagne rejette le projet de câble d’énergie verte avec le Maroc, portant un coup dur au Makhzen

La Grande-Bretagne a annoncé jeudi qu’elle ne donnerait pas suite à un projet de 25 milliards de livres (34,39 milliards de dollars) visant à exploiter les énergies renouvelables marocaines via ce qui aurait été le plus long câble électrique sous-marin du monde.
« Le gouvernement a conclu qu’il n’était pas dans l’intérêt national du Royaume-Uni de poursuivre à l’heure actuelle l’examen d’un soutien au projet énergétique Maroc-Royaume-Uni », a déclaré le ministre de l’Énergie, Michael Shanks, dans une déclaration écrite au Parlement, selon Reuters.
Le projet Xlinks visait à alimenter en électricité 7 millions de foyers britanniques d’ici 2030 grâce à l’énergie solaire et éolienne. Le projet prévoyait la construction de 3 800 kilomètres de câbles sous-marins à courant continu haute tension, reliant le Maroc au sud-ouest de l’Angleterre.
Il avait été désigné par le précédent gouvernement conservateur comme un projet « d’importance nationale », mais il était confronté à des obstacles majeurs en matière de financement et de réglementation.
La décision du gouvernement britannique constitue un revers important et un coup dur au Makhzen qui tente d’utiliser la coopération économique avec les grandes puissances pour intensifier son influence et sa pression sur les capitales occidentales pour reconnaitre sa pseudo- souveraineté sur le Sahara occidental.
Ces prétentions marocaines n’ont aucun fondement selon le droit international et l’ONU. En fait, le Sahara occidental figure à l’ordre du jour des Nations Unies depuis 1963, où il est inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’Assemblée générale des Nations Unies depuis cette date.
La Cour internationale de Justice, dans son arrêt de 1975, a rejeté tout lien de souveraineté entre le Maroc et le Sahara occidental.
(Agences)




