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La création d’un Conseil d’affaires algéro-zimbabwéen propulsera la coopération bilatérale

La secrétaire d’Etat auprès du ministre des  Affaires étrangères, chargée des Affaires africaines, Bakhta Selma  Mansouri, a affirmé, mercredi, à Alger, que la création d’un Conseil  d’affaires commun entre l’Algérie et le Zimbabwe constituerait un  instrument essentiel pour activer la coopération entre les opérateurs  économiques et faire connaître les opportunités d’investissement.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de la 4e session de la Commission  mixte de coopération Algérie-Zimbabwe, Mme Mansouri a souligné que la mise  en place de ce Conseil « constitue un instrument essentiel pour activer la  coopération entre les opérateurs économiques, rapprocher les acteurs et  opérer des réformes sur les mécanismes d’échanges commerciaux entre les  deux parties (…), de même qu’il consacre le cadre institutionnel d’une  coopération durable et mutuellement bénéfique », ajoutant que l’Algérie  « croit en la capacité du potentiel existant qui pourrait servir de base  solide pour un partenariat exemplaire évolutif, dans le cadre d’une vision  conjointe basée sur l’exploitation des ressources et l’échange  d’expertises ».

Elle a, dans ce contexte, salué l’avancement des préparatifs relatifs à  « la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente dans des  domaines vitaux tels que l’enseignement supérieur, la formation  professionnelle, le tourisme et les archives », affirmant que ces accords,  en cours de négociation, traduisaient « une volonté commune d’explorer de  nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques dont  la transformation agricole, les industries agroalimentaires, les industries  de transformation, les start-up et les micro-entreprises, les énergies  renouvelables, la numérisation, les transports et les industries  pharmaceutiques ».

Rappelant que les relations entre l’Algérie et le Zimbabwe avaient écrit  « une histoire honorable de lutte commune pour la libération et la défense  de la souveraineté nationale mais aussi pour les valeurs de solidarité et  le respect de l’Afrique à travers le monde », Mme Mansouri a indiqué que  « ces références historiques n’ont pas été seulement un facteur de  rapprochement, mais ont servi de base solide pour l’entente politique, la  coordination bilatérale, l’attachement commun aux solutions africaines aux  problèmes africains, et le rejet des ingérences étrangères et de toute  forme d’hégémonie ou de dépendance ».

« En application des orientations du président de la République, l’Algérie  demeure engagée au renforcement et à la promotion de ses relations avec le  Zimbabwe, pays frère, dans un cadre de confiance, de respect mutuel et de  souveraineté nationale », a soutenu Mme. Mansouri qui a estimé que cette  Commission mixte « va au-delà du cadre bilatéral, pour incarner une volonté  sincère de bâtir une coopération africaine équilibrée, efficace et  inclusive, fondée sur le développement commun et l’intégration  continentale ».

L’Algérie « voue une importance croissante à la formation académique, à la  recherche scientifique et aux échanges universitaires, car constituant une  base élémentaire pour le rapprochement des peuples et la garantie de la  pérennité des partenariats à long terme », a-t-elle indiqué, en encourageant  la présentation de propositions ambitieuses pour consacrer la culture  d’apprentissage et de recherche, l’échange de connaissances et le lancement  de programmes universitaires communs tout en focalisant les efforts communs  des deux pays sur les secteurs de l’agriculture durable, de l’industrie  manufacturière, des start-up, des énergies renouvelables, de la  numérisation, des transports, et des industries pharmaceutiques et  alimentaires.

Pour sa part, le secrétaire permanent des affaires étrangères  et du  Commerce international du Zimbabwe, Albert Chimbindi a affirmé que cette  commission conjointe constituait « la pierre angulaire de nos relations en  ce sens qu’elle assurera un cadre organisé de dialogue et de coopération  aux niveaux bilatéral, régional et international » et à travers laquelle  « nous aspirons à approfondir et à élargir les domaines de coopération et de  coordination de nos priorités et positions ».

Il a exprimé, dans ce sens, toute sa gratitude à l’Algérie pour le soutien  constant apporté à son pays, notamment dans les domaines de l’enseignement,  de l’ingénierie et de la santé, en augmentant le nombre de bourses d’études  annuelles passé de 100 à 250, soulignant l’importance de traduire les  relations politiques excellentes entre les deux pays en résultats concrets  en matière de développement socio-économique ».

Il s’est également félicité de la coopération élargie entre les deux pays,  englobant l’agriculture, la métallurgie, l’enseignement, la santé,  l’énergie, le tourisme, le sport, la culture et la promotion de  l’investissement, exprimant son aspiration à finaliser la formulation des  mémorandums d’entente toujours en négociation et ce en prévision de leur  signature « au cours de cette session ou dans les plus brefs délais ».

Le responsable zimbabwéen a plaidé pour la nécessité  de tirer profit de  l’accord sur le commerce de libre échange au niveau continental africain  pour renforcer le commerce bilatéral, soulignant que le Zimbabwe « est  disponible et prêt à s’ériger en centre industriel et logistique, voire  commercial des entreprises algériennes dans la région de l’Afrique  australe ».

(APS)  

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