International

Journée mondiale de l’aide humanitaire : l’ONU s’engage à tout faire pour protéger les travailleurs humanitaires

Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Martin Griffiths, a fait part de l’engagement de l’ONU à tout mettre en œuvre pour protéger les travailleurs humanitaires à travers le monde, à assurer leur sécurité et à demander des comptes pour les violations du droit humanitaire international notamment, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.

Les Nations unies célèbrent la Journée mondiale de l’aide humanitaire le 19 août.

Cette date a été choisie en mémoire des personnels de l’ONU ayant perdu la vie lors de l’attaque contre la Mission d’assistance des Nations unies en Irak, en 2003. Au total, 22 personnes ont été tuées ce jour-là et
plus de 100 ont été blessées. Un grand nombre d’entre elles travaillaient pour l’ONU, dont des Irakiens.

« En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, nous commémorons les 20 ans de cette journée meurtrière où des terroristes se sont fait exploser devant le siège des Nations unies à l’hôtel Canal de Baghdad, en Irak, le 19 août 2003 », a rappelé Martin Griffiths dans un article d’opinion intitulé : « Vingt ans après l’attentat contre les Nations unies à Baghdad, il est temps de joindre la parole aux gestes en protégeant les travailleurs humanitaires ».

« Personnellement, la Journée mondiale de l’aide humanitaire est encore un moment d’émotions vives et mitigées. Parmi les personnes tuées ce jour-là trouvait Sergio Vieira de Mello, qui servait en tant que Représentant spécial du Secrétaire général en Irak », a écrit le responsable onusien avant de rendre hommage à cet « ami », qui « était dévoué à l’ONU » et qui « avait une vision du monde très forte qui rendait son plaidoyer, et ses discours, d’autant plus efficace ».

Il a aussi rendu hommage à tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été  blessés lors de l’attentat de Baghdad et à « tous ceux qui ont été tués, blessés et enlevés en servant la cause humanitaire ».

Pour Griffiths, la Journée mondiale de l’aide humanitaire est « aussi une journée particulière pour tous les humanitaires tués, blessés ou enlevés depuis lors.

Sa signification est importante pour la communauté humanitaire et l’ensemble de l’ONU ».

Il a déploré le fait que les responsables de l’attentat à la bombe contre l’hôtel Canal, et de la majorité des attaques contre les travailleurs humanitaires depuis lors – et même des attaques contre les travailleurs de la santé et les civils dans les conflits – n’aient jamais eu à répondre de leurs actes et a regretté aussi la poursuite des attaques intentionnelles contre les travailleurs humanitaires.

Selon le Coordonnateur des secours d’urgence, plus de 400 humanitaires ont été touchés l’année dernière, la majorité d’entre eux servant dans leur propre pays.

Et de poursuivre à ce sujet : « L’impunité pour ces crimes est une cicatrice terrible sur notre conscience collective. Il est temps que nous joignions le geste à la parole en faisant respecter le droit humanitaire international et en combattant l’impunité ».

A cet effet, Martin Griffiths s’est engagé auprès des humanitaires à les protéger : « Nous continuerons à plaider en faveur de votre sûreté et votre sécurité… » et à « demander des comptes pour les violations du droit humanitaire international et nous ferons de notre mieux pour prendre soin de vous ».

« Nous ne pouvons pas faire revenir ceux qui nous ont été enlevés.

En revanche, nous pouvons honorer leur mémoire en faisant tout notre possible pour soutenir ceux qui poursuivent leur travail », a-t-il conclu.

APS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button