
Alors que Imane Khelif entre dans l’histoire en remportant l’or devant son adversaire chinoise Liu Yang aux Jeux olympiques de Paris, mettant un terme à un épisode sombre de cette compétition, où la boxeuse algérienne était victime d’une campagne diffamatoire et de cyberharcèlement sur son genre depuis son combat contre l’Italienne Angela Carini, des parties marocaines continuent à diffuser de la désinformation dans les médias, exacerbant ainsi une fausse polémique aux visées très douteuses.
La sortie médiatique très étonnante de la boxeuse marocaine, Oumayma Belahbib, membre de la Fédération internationale de boxe (IBA), une instance controversée et écartée de l’organisation des éprouves de tournois olympique parisien, en annonçant le dépôt d’une plainte pour « cyberharcèlement », « insultes », « menaces de mort » et « diffamation », prétendant avoir reçu de nombreux messages de haine et des menaces sur les réseaux sociaux, par des internautes lui reprochant d’être à l’origine de la controverse autour d’Imane Khelif, illustre le rôle du Maroc dans la promotion et l’amplification de cette campagne.
Ces tentatives visent à recentrer la couverture médiatique autour des fake-news sur le genre de Khelif, au lieu de s’intéresser à sa performance sportive.
La championne algérienne de 25 ans, qui avait battu Oumayma Belahbib dans le passé, a décidé de porter plainte pour cyber harcèlement après la campagne de désinformation dangereuse a son encontre, a confirmé son avocat, Maître Nabil Boudi, avocat au Barreau de Paris.
Oumayma Belahbib est membre de la Fédération internationale de boxe (IBA), source des critiques et fausses spéculations sur les réseaux sociaux autour de Khelif.
L’année dernière, le Comité international olympique (CIO) a pris une mesure sans précédent en excluant définitivement l’IBA des Jeux olympiques, après des années de préoccupations concernant sa gouvernance, son équité concurrentielle et sa transparence financière.
Une vague d’attaques en ligne a suivi, de la part de plusieurs personnalités célèbres dans le monde.
Même si la boxeuse italienne Carini a affirmé plus tard vouloir souhaiter présenter ses excuses à Khelif, cette campagne scandaleuse n’a étrangement pas touché à sa fin.
Khelif a déclaré aux médias vendredi qu’une médaille d’or serait « la meilleure réponse » aux critiques à son encontre.
Elle a également déclaré que la vague de critiques haineuses dont elle a fait l’objet « porte atteinte à la dignité humaine » et a appelé à la fin du harcèlement des athlètes.
Le CIO a réaffirmé à plusieurs reprises le droit de la boxeuse algérienne à concourir à Paris, son président Thomas Bach défendant personnellement Khelif tout en qualifiant les critiques la ciblant de « discours de haine ».
« Nous avons deux boxeuses qui sont nées femmes, qui ont été élevées comme femmes, qui ont un passeport de femme et qui ont concouru pendant de nombreuses années en tant que femmes », a déclaré Bach.
Toutefois, la campagne de dénigrement contre Khelif n’a pas empêché les messages de soutien et d’encouragement de son pays, l’Algérie, saluant sa résistance et sa force mentale incroyable pour surmonter toute cette haine.
« Nous sommes tous fiers de toi, championne olympique Imane..Ta victoire aujourd’hui est la victoire de l’Algérie et ta médaille d’or est celle de l’Algérie. Merci Imane Khelif. Vive l’Algérie », a écrit le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sur son compte sur les réseaux sociaux, quelques instants après que Khelif a réussi à décrocher la médaille d’or.
Après son victoire contre la chinoise Liu Yang, des chants de « Imane, Imane, Imane !» résonnaient dans les tribunes du célèbre Roland-Garros, dominée par les drapeaux algériens, signe de soutien indéfectible des Algériens à leur compatriote.
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