Japon: un ministre limogé, le 4ème en trois mois

Le ministre japonais de la Reconstruction, empêtré dans des scandales politico-financiers, a démissionné mardi,
marquant le quatrième départ en trois mois au sein du gouvernement de Fumio Kishida, de plus en plus impopulaire dans les sondages.
Le ministre de la Reconstruction Kenya Akiba, chargé notamment de piloter la revitalisation des territoires meurtris depuis 2011 par l’accident nucléaire de Fukushima, était fragilisé depuis des semaines par plusieurs
affaires.
M. Akiba a reconnu que son épouse et sa mère avaient perçu pendant des années des fonds de deux groupes politiques dont il est proche, sous la forme de paiements de loyer. Il est aussi accusé d’avoir illégalement
rémunéré des assistants lors d’une campagne électorale en 2021.
« Je ne pense pas agi de façon illégale », s’est-il défendu mardi devant la presse. Mais il a expliqué avoir démissionné pour « ne pas paralyser » l’agenda législatif du gouvernement.
Le gouvernement japonais est considérablement affaibli par une série de scandales et des révélations en cascade depuis l’été dernier sur les liens entre de nombreux élus du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice), le principal parti au pouvoir dirigé par M. Kishida, et l’Eglise de l’Unification, surnommée « secte Moon ».
Le taux de popularité de M. Kishida et son équipe gravite depuis des mois autour de 30%, un niveau considéré au Japon comme le seuil de la « zone de danger » pour tout gouvernement.
APS




