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Italie: Un sommet de l’ONU sur le système alimentaire mondial « défaillant »

Un sommet de trois jours de l’ONU s’est ouvert lundi à Rome avec pour objectif de s’attaquer au système alimentaire mondial « défaillant », où le nombre de personnes souffrant de faim et de famine ne cesse de croître.

Le nombre de personnes souffrant de faim chronique a augmenté de 122 millions au cours des trois dernières années, selon les Nations unies, ce qui indique que les efforts déployés au niveau mondial pour éradiquer la
faim ont échoué.

« Dans un monde d’abondance, il est scandaleux que des personnes continuent de souffrir et de mourir de la faim », a lancé Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, dans son discours d’ouverture.

« Plus les prix de la nourriture grimpent, plus les espoirs des pays en développement chutent », a-t-il déploré.
« Les systèmes alimentaires mondiaux sont défaillants et des milliards de personnes en paient le prix », a-t-il ajouté, citant plus de 780 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, alors que près d’un tiers de
la nourriture mondiale est gaspillée ou perdue.

Et alors que 462 millions de personnes souffrent d’insuffisance pondérale, plus de deux milliards de personnes sont en surpoids ou obèses, a-t-il ajouté.

C’est dans ce contexte que se tient ce sommet sur les systèmes alimentaires et dont l’objectif est mobiliser de nouveaux fonds pour investir dans des systèmes alimentaires plus productifs et plus durables dans le monde entier.

Des représentants des trois agences alimentaires des Nations unies ayant leur siège à Rome – l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole et le Programme alimentaire mondial (PAM) – participent à ce sommet jusqu’à mercredi, aux côtés de chefs d’Etat, de représentants de gouvernements et de délégués.

La FAO a averti qu’une « transformation radicale des modes de production, de transformation, de commercialisation et de consommation des aliments » est nécessaire pour nourrir la population mondiale croissante.

M. Guterres a demandé au moins 500 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement à investir sur le long terme dans des systèmes alimentaires plus performants.

Le « coût de l’inaction » s’élève à 12.000 milliards de dollars par an, selon le FIDA, qui compare les fonds nécessaires aux « 10.000 milliards de dollars de revenus générés par l’industrie alimentaire mondiale ou aux 700
milliards de dollars versés en subventions agricoles par les pays riches ».

APS

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