Iran et États-Unis : les axes des négociations à Islamabad

De hauts responsables américains et iraniens vont se réunir samedi à Islamabad pour des discussions visant à mettre fin au conflit entre les deux pays, un affrontement qui a perturbé les approvisionnements énergétiques et affecté l’économie mondiale.
Les échanges doivent porter sur plusieurs dossiers majeurs. L’Iran insiste d’abord sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban, où les frappes ont fait environ 2 000 morts depuis mars. Les États-Unis estiment toutefois que ce dossier est distinct des négociations en cours.
Un autre point central concerne les sanctions économiques. L’Iran réclame leur levée ainsi que le dégel de ses avoirs, tandis que Washington se dit prêt à un assouplissement significatif, mais uniquement en échange de concessions sur les programmes nucléaire et balistique iraniens.
Les discussions devraient également aborder la question stratégique du détroit d’Ormuz. Téhéran souhaite y obtenir une reconnaissance de son contrôle et la possibilité de percevoir des droits de passage, alors que les États-Unis défendent une libre circulation sans restriction ni frais.
L’Iran pourrait aussi réclamer des compensations pour les dommages subis durant le conflit qui a duré six semaines, une demande sur laquelle Washington ne s’est pas encore prononcé.
Le programme nucléaire reste l’un des principaux points de tension. Téhéran souhaite maintenir son enrichissement de l’uranium, tandis que les États-Unis s’y opposent fermement. Les capacités balistiques iraniennes constituent également un sujet de désaccord, Washington cherchant à les limiter alors que l’Iran les considère comme non négociables.
Enfin, la question de la présence militaire américaine dans la région et des garanties de non-agression sera également évoquée. L’Iran réclame un retrait des forces américaines, tandis que Washington souhaite maintenir son dispositif militaire jusqu’à la conclusion d’un accord global.


