Insécurité alimentaire au Yémen: la FAO salue la contribution supplémentaire de la Banque mondiale

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a salué mardi la contribution
supplémentaire de 150 millions de dollars de la Banque mondiale pour renforcer la résilience et faire face à l’insécurité alimentaire croissante au Yémen.
Selon l’agence onusienne, il s’agit d’un soutien accru au projet conjoint de réponse et de résilience de l’ONU sur la sécurité alimentaire au Yémen alors que l’insécurité alimentaire aiguë s’intensifie.
Ce nouveau financement permettra ainsi d’intensifier la restauration des moyens d’existence ruraux, stimuler la production alimentaire des ménages et fournir une aide d’urgence aux ménages yéménites vulnérables. « Notre coopération de longue date avec la Banque mondiale permet d’assurer une approche intégrée pour faire face aux problèmes de sécurité alimentaire au Yémen en renforçant l’agriculture à la fois comme une mesure d’urgence pour produire localement et comme une source de nourriture et d’emplois à moyen et long terme », a déclaré le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu.
La mise à jour des projections d’ins écurité alimentaire aiguë de la phase intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), réalisée en septembre dernier, indique qu’environ 17 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du pays, connaîtront probablement des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë entre octobre et décembre 2022. Parmi ces personnes, 6,1 millions sont classées en phase 4 (urgence).
Ainsi, la FAO recevra 79 millions de dollars de ce financement supplémentaire. Ce montant s’ajoute aux 61 millions de dollars initialement alloués pour soutenir les activités de la FAO visant à accroître la production de produits de la culture, de l’élevage et de la pêche, y compris la production dans les arrière-cours et les jardins, à promouvoir une agriculture intelligente face au climat, à renforcer les systèmes agroalimentaires locaux et à établir des chaînes de valeur agricoles nationales.
« Ce financement supplémentaire de la Banque mondiale est essentiel pour renforcer la résilience des petits exploitants agricoles au Yémen, accroître les disponibilités alimentaires locales et renforcer les systèmes
agroalimentaires locaux, qui ont été affaiblis par le conflit, les impacts de la pandémie de Covid-19 et les chocs climatiques », fait valoir le Directeur général de la FAO.
Depuis 2021, le projet de réponse et de résilience de l’ONU sur la sécurité alimentaire au Yémen, d’un montant de 127 millions de dollars, est mis en œuvre conjointement par la FAO, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rejoint désormais les agences des Nations unies dans la mise en œuvre du projet.
APS




