AfriqueInternationalMoyen-Orient

Il y a un an, le Maroc apportait une nouvelle ‘’naqba’’ au peuple palestinien

Félonie de la pire engeance ? Il y a une année jour pour le jour, le 22 décembre 2021, et alors que le monde, dans sa totalité, et les pays arabes en particulier, baignait en plein dans la redoutable pandémie du coronavirus, supposant compassion, aide et solidarité entre communautés, le Maroc commettait un crime fratricide odieux.

Et après la’’ naqba’’  qu’ont eu à subir les palestiniens en 1948 par la main de leur ennemi historique, le Royaume chérifien a eu à leur claquer une énième autre, infligée cette fois par un frère arborant dramatiquement des oripeaux sales, brodés au reniement et à la trahison et sur lesquels saignent le sang de Kafr Kassem, Sabra et Chatila ; celui, pur, de Cheikh Yassine et tant d’autres martyrs de la cause palestinienne.

22 décembre 2021 est, resté, alors comme un signe de pestiférés sur le front d’un autoproclamé ‘’Emir des croyants’’ et autre fadaises du genre ‘’Président du Comité de la ville Sainte d’al- Qods’’, souillée,  ciel ouvert, par la soldatesque et tous les paumés de l’entité sioniste.

Une date de compromission irréversible, qui a vu des accords  contre- nature scellés au nom d’une normalisation plus que douteuse de par son fond aux allures de conspiration sioniste des relations entre le régime marocain et son nouveau mentor.

Une telle trahison à la cause palestinienne a eu pour départ  un tweet fantasque de l’ancien Président américain, Donald Trump, dont tout le mandat à la tête des USA fut jalonné par des frasques publics et privés du reste, ‘’décrétant’’ la reconnaissance de la  souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et l’ouverture d’un consulat dans la ville sahraouie occupée de Dakhla.

Le deal s’apparente à un troc inouï où le Maroc se déleste de la sacralité de la lutte palestinienne contre l’occupant sioniste, dans une pantalonnade qui fera date dans l’histoire.

Mais pas seulement.

Car  d’autres visées, autrement plus dangereuses y sont sous-jacentes.

 En ouvrant grand large son pays à l’entité  sioniste,  la monarchie marocaine  rêvait de brisait les os à un voisin algérien, dont le progrès et l’avancée démocratique gênaient fatidiquement aux entournures.

Qui plus est quand l’Algérie se trouve être le dernier rempart inconditionnel de la cause palestinienne, et donc ennemi historique numéro1 du néo régime d’apartheid en Palestine.

Quid du plan en gestation ?

Dans cette optique, le plan diabolique bicéphale se précise avec une seconde étape, traduite en novembre dernier par un accord de coopération sécuritaire et militaire les deux parties belliqueuses, des échanges soutenus et des déclarations outrecuidantes de responsables sionistes à l’égard de l’Algérie, tenues sur le sol marocain même.

Pour un grand nombre d’observateurs, la menace sur la sécurité de toute la région devient claire.

Dans la même veine, historiens, politiciens et défenseurs des droits de l’Homme ne manquent pas de souligner que l’officialisation de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste, «maintenue secrète pendant des décennies», font-ils remarquer reflète incontestablement   le niveau d’accointance stratégique entre les deux parties et mettent, ainsi,  à nu les projets néocolonialistes dans la région arabe.

Mais entre le rêve du Roi du Maroc et la réalité, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

L’Algérie s’est fortifiée solidement sur tous les plans, soutenue par son peuple, aussi frondeur soit-il mais magnanimement disponible pour la cause palestinienne.

Le Sahara occidental, pour sa part, mène son combat libérateur  qu’il jalonne de victoires militaires depuis la reprise des hostilités en 2020.

L’utopie du ‘’Grand Israël’’ et les utopismes dans lesquels s’est enferré le roi du Maroc, sont renvoyés sine die !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page