Guatemala: le président élu Arévalo en tête d’une manifestation

Le président élu du Guatemala Bernardo Arévalo a pris la tête jeudi d’une manifestation « anti-corruption » qui a
rassemblé des milliers de personnes dans la capitale et appelait également à l’éviction de la procureure générale qui mène diverses enquêtes contre lui.
M. Arévalo, vainqueur inattendu de la présidentielle en août sur un programme anti-corruption, doit être investi le 14 janvier. Mais depuis son élection il fait face à de multiples procédures judiciaires qu’il qualifie
de tentatives de « coup d’Etat ».
« Aujourd’hui, nous marchons dans l’unité pour ce pays qui prospérera en dépit des corrompus », a-t-il déclaré lors de cette « Marche pour la démocratie » qui a déambulé devant le Parlement, la Cour suprême et la Cour constitutionnelle, aux cris de « Dehors les corrompus ! ».
Selon M. Arévalo, les autorités « ont trahi » le peuple, car « elles nous ont divisés pour établir des régimes qui ne servent que quelques-uns et qui marginalisent et discriminent tout le monde ».
« Cette démocratie faible et fragile que nous avons eue, qui a été violée de différentes manières, a néanmoins réussi à créer l’e space nécessaire pour que les Guatémaltèques s’expriment et disent +plus jamais ça, plus
jamais la corruption+ », a-t-il ajouté.
Le parquet a notamment demandé la levée l’immunité du président élu, une procédure qui pourrait empêcher sa prise de fonctions. D’autres manoeuvres judiciaires ont permis la suspension de son parti politique.
Le bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme au Guatemala a exprimé son « inquiétude quant aux actions qui semblent destinées à porter atteinte à l’intégrité du processus électoral et à
l’Etat de droit ».
Agences




