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Grande Bretagne : la flambée des taux d’intérêt alourdit le poids de la dette de l’Etat

Le ministre des Finances britannique Jeremy Hunt a estimé hier vendredi que la situation financière de l’Etat britannique s’était détériorée à cause de la flambée des taux d’intérêt, qui alourdit considérablement le poids de la dette de l’Etat.

« Les chiffres sont sans aucun doute pires qu’au printemps », lors du précédent budget du gouvernement, a-t-dit sur la sur la chaine Sky News.

« Notre intérêt de la dette devrait atteindre 20 à 30 milliards de livres de plus cette année que nous le prévoyions au printemps.

Donc c’est un environnement difficile à court terme », a poursuivi le Chancelier de l’Echiquier, autre titre donné au ministre des Finances au Royaume-Uni.

Ces dernières semaines, il s’est refusé à promettre des baisses d’impôts malgré la pression d’une partie des Conservateurs, son parti, qui sont à la traîne de l’opposition travailliste dans les sondages en vue des prochaines législatives.

Interrogé sur sa prochaine présentation budgétaire, prévue le 22 novembre, le ministre a répondu qu’il pourrait y avoir à la fois de bonnes et de mauvaises nouvelles, car malgré cette détérioration du poids de la dette, l’économie britannique s’est montrée, selon lui, « beaucoup plus résiliente que presque toutes les organisations internationales ne l’avaient prédit ».

L’inflation, à 6,7% en août, reste élevée, même si la performance de l’économie britannique post-pandémie a été revue à la hausse par l’Office national des statistiques et que le pays a pour l’instant échappé à la récession depuis lors.

Pour autant, M. Hunt reconnait « des difficultés à court terme » avec l' »inflation, qui est toujours trop élevée. Nous avons aussi le défi du contexte international où il y a beaucoup de chocs ».

Plus tôt hier vendredi, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Andrew Bailey a estimé que la politique monétaire britannique devait rester « restrictive » pour ramener l’inflation à son objectif de manière durable, car sans quoi « les perspectives seraient pires ».

La Banque d’Angleterre a relevé 14 fois son principal taux directeur avant d’opter pour une pause en septembre et de le laisser à 5,25%, au plus haut depuis début 2008, ce qui a contribué à renchérir les coûts d’emprunt au Royaume-Uni, aggravant la crise du coût de la vie.

 

Agences

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