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Ghaza : un nourrisson palestinien torturé, symbole d’une barbarie sans limites de l’occupation sioniste

Jawad Abou Nassar, nourrisson palestinien de moins de deux ans, originaire du camp de réfugiés de Maghazi à Ghaza, est devenu le symbole de la barbarie insoutenable de l’occupation sioniste.

Retenu avec son père par les forces armées sionistes pour soutirer des aveux, Jawad Abou Nassar a été rendu à sa famille par le Comité international de la Croix-Rouge, le corps couvert de brûlures de cigarette et de plaies infligées par une lame, selon des témoignages et des rapports médicaux.

La famille affirme que l’enfant Jawad était porté par son père, Osama, lorsque l’armée d’occupation sioniste a ouvert le feu sur eux, avant de séparer l’homme de son fils et de l’arrêter. Le père, blessé à l’épaule, demeure toujours détenu.

Une démonstration de cruauté méthodique. Torturer un bébé pour briser son père, c’est franchir toutes les limites de l’humanité.

Dans un contexte où plus de 365 enfants palestiniens croupissent dans les geôles sionistes, soumis à l’intimidation et privés de toute protection, l’affaire Jawad révèle une escalade monstrueuse.

« C’était une torture délibérée », témoigne un proche de la famille au quotidien palestinien Al-Quds.

Abdallah Zghari, président du Club des prisonniers palestiniens, a dénoncé « une sadiques organisée » et accuse l’impunité internationale d’avoir donné « carte blanche » à l’occupation pour franchir toutes les limites.

« Cette atrocité s’inscrit dans une politique de répression systématique visant les enfants palestiniens. Plus de 365 mineurs sont actuellement détenus dans les prisons sionistes, soumis à l’intimidation, privés de toute protection et de toute intimité », s’est indigné Amin Shoman, président de la Haute commission palestinienne de suivi des affaires des prisonniers.

Il a souligné que ces violations « révèlent un degré inédit de barbarie. »

Pour Shoman, ce drame illustre « l’échec total des institutions internationales » à protéger les enfants palestiniens. Il rappelle que les pratiques des forces sionistes violent ouvertement les Conventions de Genève et les traités sur les droits de l’enfant. Pire encore, le projet de loi sioniste visant à instaurer la peine de mort pour les prisonniers palestiniens accentue la menace directe sur les enfants et les familles.

Khaled Quzmar, directeur de la branche palestinienne de la Défense internationale des enfants, affirme que ce qu’a subi Jawad est « l’une des pires atrocités » qu’il ait rencontrées en 35 ans de carrière. « Les détails font frissonner. Ce n’est pas une guerre, c’est une jouissance morbide dans la torture d’un bébé », accuse-t-il, dénonçant une « mentalité coloniale et raciste » qui se nourrit de l’impunité.

Issam Bakar, coordinateur des forces nationales et islamiques, insiste : « Ce n’est qu’un fragment de ce qui se passe depuis 28 mois dans les prisons sionistes. Le cas de Jawad révèle une haine profonde et une volonté méthodique d’effacer l’identité palestinienne. »

Pour lui, il s’agit d’un processus de nettoyage ethnique, où chaque acte de torture devient une arme pour briser la société palestinienne.

Wissam Sahwil, responsable du département de recherche du Centre palestinien de traitement et de réhabilitation des victimes de torture, décrit les blessures du nourrisson : « Des marques de brûlures, des cicatrices nettes, des signes de sévices. » Selon lui, l’enfant a été utilisé comme instrument de pression psychologique pour briser son père.

(Al24News + Al Quds)

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