Ghaza : tentes submergées, abris détruits, la population confrontée à la misère et au froid

À Ghaza, des dizaines de milliers de Palestiniens vivent encore sous des tentes ou dans des abris de fortune, dans une enclave totalement détruite par la guerre génocidaire sioniste.
Les pluies torrentielles et les crues récentes ont submergé les maigres possessions des familles, laissant de nombreux habitants exposés au froid et à l’humidité.
Mazen Abu Darabi, réfugié avec sa femme et ses sept enfants dans le camp de Maghazi, raconte que la pluie s’infiltrait par le toit de leur tente tandis que l’eau montait par le sol, trempant vêtements, couvertures et provisions. « Je ne sais pas comment nous allons passer l’hiver », confie-t-il à l’agence WAFA, contraint de détourner le sable autour de sa tente pour limiter les dégâts.
Selon l’ONU, près de 300 000 familles vivent sous des tentes dans des conditions similaires, souvent endommagées après des années d’usage ou en pénurie en raison des restrictions d’accès imposées par l’occupation sioniste.
Dans cette situation précaire, certains habitants cherchent à se protéger et à gagner un revenu en fouillant les décombres des habitations détruites. Le fer à béton, utilisé autrefois pour renforcer les constructions, est devenu un matériau précieux pour consolider les abris de fortune ou pour être revendu. Wael al Jabra, père de six enfants, extrait des barres d’acier des maisons effondrées pour monter sa tente. « Nous n’avons rien d’autre que Dieu et cette maison qui nous abritait », explique-t-il à Reuters.
Le Programme de développement des Nations unies (PNUD) estime que les 61 millions de tonnes de décombres générées par l’agression sioniste mettront environ sept ans à être déblayées, si les conditions le permettent. Entre-temps, les habitants survivent au jour le jour, malgré le froid et la précarité. L’accès aux matériaux de construction reste strictement limité par l’entité sioniste, qui interdit leur entrée à Ghaza.
À Ghaza, l’hiver s’annonce rude, et les Palestiniens déplacés continuent de subir les horreurs d’une guerre barbare et génocidaire, qui a détruit leurs maisons, leurs moyens de subsistance et leur sécurité, et qui perdure malgré l’accord de cessez-le-feu.




