Ghaza: Oxfam met en garde contre l’apparition de maladies d’origine hydrique

La crise humanitaire à Ghaza s’aggrave alors que les pénuries d’eau atteignent des niveaux critiques, alimentant une recrudescence des maladies et aggravant une situation sanitaire déjà catastrophique, a averti lundi l’ONG Oxfam.
Selon Oxfam, la guerre génocidaire commise par l’armée sioniste à Ghaza entre le 7 octobre 2023 et le 19 janvier 2025, « a détruit 1675 kilomètres de réseaux d’eau et d’assainissement. Dans les gouvernorats du nord de Ghaza et de Rafah, qui ont subi les plus grandes destructions, moins de 7 % du niveau d’eau d’avant le conflit est disponible pour la population, ce qui accroît la propagation des maladies d’origine hydrique ».
Clémence Lagouardat, coordinatrice humanitaire d’Oxfam à Ghaza, a déclaré : « Maintenant que les bombes ont cessé, nous commençons seulement à mesurer l’ampleur des dégâts causés aux infrastructures d’eau et d’assainissement de Ghaza ».
« La plupart des réseaux vitaux ont été entièrement perdus ou paralysés, créant des conditions d’hygiène et de santé catastrophiques », a-t-elle ajouté. « La reconstruction des réseaux d’eau et d’assainissement est essentielle pour que Ghaza puisse retrouver le chemin de la normalité après 15 mois d’horreur », a indiqué Lagouardat, ajoutant que « le cessez-le-feu doit être maintenu et le carburant et l’aide doivent être acheminés pour que les Palestiniens puissent reconstruire leur vie ».
(APS)




