Ghaza: MSF accuse l’occupation sioniste d’accorder une aide « ridiculement insuffisante »

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a accusé mercredi l’occupation sioniste de ne laisser entrer à Ghaza qu’une aide « ridiculement insuffisante » face aux besoins du territoire ravagé par une agression génocidaire depuis octobre 2023.
« Ce plan est une manière d’instrumentaliser l’aide, en la transformant en outil au service des objectifs militaires des forces (sionistes) », a dénoncé Pascale Coissard, coordinatrice des urgences MSF à Khan Younes, à Ghaza, dans un communiqué.
L’aide autorisée dans la bande de Ghaza « n’est qu’un écran de fumée », affirmé MSF, alors que le siège que l’entité sioniste a imposé au territoire palestinien début mars « se poursuit ». « L’autorisation actuelle de 100 camions par jour, alors que la situation est si critique, est tout à fait dérisoire », a souligné l’ONG.
L’essentiel de la population de Ghaza, soit plus de 2 millions de personnes, dépend quasi entièrement de l’aide qui entre dans le territoire palestinien dévasté par les intenses bombardement et agressions militaires conduits depuis le 7 octobre 2023.
MSF indique aussi qu’au moins 20 installations médicales à Ghaza ont été endommagées ou mises partiellement ou totalement hors service au cours de la semaine dernière par l’avancée des opérations terrestres sionistes, l’intensification des frappes aériennes et les ordres d’évacuation généralisés.
« Le 19 mai au matin, les équipes de MSF ont rapporté avoir entendu près d’une frappe par minute à Khan Younes », a ajouté l’ONG dans son communiqué, précisant que l’une de ces frappes a touché l’enceinte de l’hôpital Nasser, à 100 mètres de l’unité de soins intensifs et du service d’hospitalisation gérés par MSF.
« C’est la troisième fois en deux mois que l’enceinte de l’hôpital Nasser est frappée, privant une fois de plus les gens de traitements et de soins ».
L’organisation a également dénoncé les ordres d’évacuations à grande échelle, de l’armée sioniste, qui limitent la capacité à donner des soins. Lundi, « un ordre d’évacuation couvrant la quasi-totalité de la partie est de Khan Younes, à la limite de l’hôpital Nasser a forcé les gens à se déplacer immédiatement vers la zone d’Al-Mawasi ».
« Le groupe de gestion des sites de déplacés estime que plus de 138.900 personnes ont été déplacées de force entre le 15 et le 20 mai », a souligné l’ONG.
(APS)




