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Ghaza manque de nourriture spécialisée pour sauver les enfants mal nourris

Ghaza est sur le point de manquer de nourriture thérapeutique spécialisée nécessaire pour sauver la vie des enfants gravement malnutris, selon les Nations Unies et les agences humanitaires.

« Nous sommes désormais confrontés à une situation désastreuse, nous sommes à court de fournitures thérapeutiques », a déclaré jeudi à Reuters Salim Oweis, porte-parole de l’UNICEF à Amman, en Jordanie, précisant que les réserves d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (ATPE), un traitement crucial, seraient épuisées d’ici la mi-août si rien ne changeait. « C’est vraiment dangereux pour les enfants car ils sont actuellement confrontés à la faim et à la malnutrition », a-t-il ajouté.

Au cours des deux premières semaines de juillet seulement, l’UNICEF a soigné 5 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë à Ghaza.

Les apports en ATPE riches en nutriments et en calories, tels que les biscuits à haute teneur énergétique et la pâte d’arachide enrichie de lait en poudre, sont essentiels pour traiter la malnutrition sévère.  « La plupart des fournitures pour le traitement de la malnutrition ont été consommées et ce qui reste dans les établissements sera bientôt épuisé s’il n’est pas réapprovisionné », a déclaré jeudi un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé.

L’OMS a déclaré qu’un programme à Ghaza visant à prévenir la malnutrition parmi les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, pourrait devoir cesser ses activités car il est à court de compléments nutritionnels.

« Les habitants de Gaza ne sont ni morts ni vivants, ce sont des cadavres ambulants », rapportait mercredi Philippe Lazzarini, le chef de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNRWA), relayant les propos d’un collègue sur place.

L’ONU, qui alerte depuis des mois sur l’agonie lente du territoire palestinien, constate une nouvelle dégradation des indicateurs humanitaires.  Selon le bureau des affaires humanitaires de l’organisation (OCHA), la malnutrition infantile dans l’enclave a atteint un seuil critique.

Au cours de la première quinzaine de juillet, 9 % des enfants dépistés par l’ONU souffraient de malnutrition aiguë. Dans la ville de Ghaza, ce taux atteint même 16 %. Une forte augmentation due à l’effondrement des services de santé et de l’accès à l’eau potable et à une alimentation suffisante.

Les enfants arrivent dans les cliniques de l’UNRWA « émaciés, faibles et risquant fortement de mourir s’ils ne reçoivent pas immédiatement les soins nécessaires », indique Philippe Lazzarini.

(Agences)

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