Ghaza : malgré les conditions de vie difficiles, les Ghazaouis célèbrent l’arrivée du Ramadhan

Les Palestiniens de la bande de Ghaza célèbrent l’arrivée du mois sacré du Ramadhan, malgré les conditions de vie difficiles que subissent les habitants de l’enclave, dont la plupart sont toujours déplacés, en raison de la guerre génocidaire sioniste et le blocus imposé par l’occupation sur le territoire.
Malgré les circonstances, les difficultés, les souffrances persistantes, les pénuries et les traces de destruction qui ont profondément marqué la bande de Ghaza, ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, l’atmosphère du mois du Ramadhan et ses produits typiques ont trouvé leur place au marché historique de Zawiya, à Ghaza-Ville, rapportent des médias mercredi.
Les boutiques et les étals des vendeurs ont installé des lanternes de toutes tailles et des pancartes annonçant leurs marchandises et souhaitant la bienvenue au mois sacré.
Certaines familles ont pu acheter des lanternes pour leurs enfants malgré les prix élevés. Cependant, nombreux sont ceux qui traversent le marché les mains vides, faute de moyens face aux prix élevés et à la pénurie de marchandises, explique Luay Al-Jamasi, propriétaire d’une boutique de décorations pour le Ramadhan.
« Beaucoup de gens sont privés de décorations pour le Ramadhan car ils n’ont pas accès à l’électricité », déplore-t-il.
Amal Al-Samri et son mari tentent de créer une ambiance, ne serait-ce que symboliquement, pour le mois de Ramadhan. Ils s’affairent à aménager la tente et à préparer le mois sacré. Le visage fatigué de Mme Al-Samri affiche un sourire radieux quand elle raconte comment elle créait, avant l’agression sioniste, une ambiance de Ramadhan, avec des guirlandes lumineuses et des décorations.
« Aujourd’hui, il n’y a plus rien », dit-elle. « Nous vivons une tragédie. Il n’y a ni eau ni électricité. Nous avons été déplacés de nos maisons, d’un endroit à l’autre, et à un moment donné, la mer nous a inondés et a emporté nos tentes », ajoute-t-elle.
« Nous avons traversé des moments difficiles, et c’est une chance d’être encore en vie », estime, de son côté, Maher Tarzi, un Palestinien qui flânait au marché de Zawiya.
Selon M. Tarzi, les gens se demandent comment ont pu survivre à tout cela, puis ils reprennent le cours de leur vie et vont au marché. « Mais leur pouvoir d’achat n’est plus le même », déplore-t-il.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que, selon les estimations, au moins deux tiers de la population (1,4 million sur 2,1 millions) vivent dans un millier de sites de déplacement, dans des conditions de surpopulation et sous des tentes offrant peu d’intimité et de protection.
(APS)




