Moyen-Orient

Ghaza : jusqu’à 8 000 Palestiniens amputés depuis le début de l’agression sioniste 

L’agression génocidaire sioniste à Ghaza qui se poursuit depuis douze mois, a fait plus de 96000 blessés, dont environ 8000 personnes souffrant d’amputations, indique l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF).

Isabelle Defourny, médecin et présidente de Médecins Sans Frontières, qui vient de rentrer d’une mission à Ghaza, a déclaré jeudi lors d’un point de presse que « jusqu’à 8.000 personnes à Ghaza sont désormais amputées, dont 15% ont besoin de soins de réadaptation ».

Defourny a souligné que les conditions de vie de base dans la bande de Ghaza « n’étaient pas respectées » et a averti que l’entité sioniste « continuait d’entraver l’acheminement de l’aide dans la bande, rendant difficile le fonctionnement des agences d’aide ».

Defourny a également déclaré que 12000 personnes à Ghaza ont besoin d’une évacuation médicale.

Dans un communiqué publié ce jeudi sur sa page, MSF affirme que son personnel médical a traité plus de 27500 patients souffrant de blessures liées à la violence, dont plus de 80 % sont liées aux bombardements.

« Les bombardements (sionistes) sur des zones densément peuplées ont causé des blessures massives à maintes reprises. Nos équipes ont été contraintes de pratiquer des opérations chirurgicales sans anesthésie, d’assister à la mort d’enfants dans les hôpitaux en raison du manque de ressources et même de soigner leurs propres collègues et membres de leur famille », explique Amber Alayyan, responsable du programme médical de MSF, citée dans le communiqué.

Aujourd’hui, selon MSF, seuls 17 hôpitaux sur 36 sont partiellement fonctionnels à Ghaza. Depuis octobre 2023, le personnel et les patients de MSF ont dû quitter 14 structures de santé différentes, en raison d’incidents graves.

Le manque d’accès aux soins de santé est aggravé par la pénurie de fournitures humanitaires à Ghaza. L’ONG rapporte dans son communiqué que les autorités sionistes « ont systématiquement imposé des critères flous et imprévisibles pour autoriser l’entrée de fournitures. Une fois que les fournitures traversent la bande de Ghaza, elles n’arrivent souvent pas à destination, en raison de l’absence de routes sûres et accessibles ».

APS

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