
Le Parquet géorgien a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête pour « falsification présumée » des législatives, convoquant la présidente du pays pour qu’elle détaille ses accusations de fraudes à l’adresse du parti au pouvoir et vainqueur déclaré du scrutin.
« Le Parquet géorgien a ouvert une enquête sur la falsification présumée des élections législatives », a-t-il annoncé dans un communiqué, précisant que la présidente, Salomé Zourabichvili, en rupture avec le gouvernement et critique des résultats, était « convoquée » jeudi pour un entretien sur le sujet.
La cheffe de l’Etat « est susceptible de détenir des preuves concernant une éventuelle falsification des élections », poursuit le parquet.
Par ailleurs, à la suite des accusations de fraudes, un nouveau comptage partiel des voix a été ordonné dans 14% des bureaux de vote. Il est en cours depuis mardi midi, sans qu’on n’en connaisse les résultats à ce stade.
L’Union européenne, les Etats-Unis et des observateurs internationaux ont aussi émis des doutes sur la régularité du scrutin.
Ces derniers jours, Bruxelles et Washington avaient explicitement demandé à Tbilissi d’ouvrir des enquêtes sur ces allégations d' »irrégularités significatives ».
L’opposition, Mme Zourabichvili en tête, dénonce depuis samedi soir une élection « volée » et refuse de reconnaître les résultats proclamés par la Commission électorale.




