Génocide à Ghaza: le rapport de l’ONU doit déclencher une action internationale, affirme Amnesty international

Le rapport « accablant » de l’ONU concluant que l’entité sioniste commet un génocide dans la bande de Ghaza doit déclencher une action internationale, a affirmé mardi l’ONG Amnesty international.
« Il n’y a plus de temps pour les excuses : alors que les preuves du génocide s’accumulent, la communauté internationale ne peut plus dire qu’elle ne savait pas », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, en réaction à un rapport présenté mardi lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies par la Commission internationale indépendante chargée d’enquêter dans les Territoires palestiniens occupés, y compris Al-Qods-Est, qui conclut que les autorités et les forces sionistes ont commis et continuent de commettre un génocide dans la bande de Ghaza.
Selon la première responsable d’Amnesty international, citée dans un communiqué de l’organisation, ce rapport « doit inciter les Etats à prendre immédiatement des mesures et à respecter leur obligation légale et morale de faire cesser le génocide commis par (l’entité sioniste) ».
« La communauté internationale, en particulier les Etats ayant une influence sur (l’entité sioniste), doivent exercer toutes les pressions diplomatiques, économiques et politiques possibles pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et durable ainsi qu’un accès sans entrave de l’aide humanitaire à Ghaza », a-t-elle ajouté. Elle a plaidé en outre pour l’arrêt de tous les transferts d’armes et d’équipements de sécurité en direction de l’entité sioniste et la réévaluation des liens commerciaux avec elle, afin de s’assurer de ne « pas contribuer au génocide qu’elle commet à Ghaza, à l’apartheid, à d’autres crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, ou à l’occupation illégale du Territoire palestinien occupé ».
Cette organisation de défense des droits de l’homme estime que la Commission d’enquête de l’ONU « rejoint un nombre croissant d’organes et d’experts internationaux de défense des droits humains en concluant que (l’entité sioniste) est en train de commettre un génocide à Ghaza ».
Elle alerte, dans ce contexte, sur la menace qui pèse sur l’existence même du peuple palestinien que ce soit à Ghaza ou ailleurs en Palestine occupé. Elle souligne également que « le rapport de la Commission d’enquête de l’ONU alerte par ailleurs la communauté internationale sur sa vive inquiétude liée au fait que l’intention de détruire la population palestinienne dans son ensemble s’est étendue au reste du Territoire palestinien occupé, c’est-à-dire à la Cisjordanie et à Al Qods-Est ».
Relevant que le nombre de morts et l’ampleur des destructions sont déjà « catastrophiques », Amnesty international appelle les Etats disposant des outils pour empêcher que d’autres crimes ne soient commis à « montrer qu’ils ont également la volonté de le faire ».
« Amnesty International appelle tous les Etats, à commencer par ceux qui ont soutenu (l’entité sioniste) ces deux dernières années, à changer de trajectoire, à écouter les conclusions successives rendues par des experts et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger la population palestinienne, arrêter le génocide en cours à Ghaza et empêcher son extension dans le reste du Territoire palestinien occupé », conclut-elle.
(APS)




