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Génocide à Ghaza : « Des gens s’évanouissent dans les rues » à cause de la faim, dénonce l’UNRWA

Des gens continuent de s’évanouir dans les rues de Ghaza à cause de la faim, alertent des agences humanitaires des Nations unies, alors que la situation humanitaire désastreuse dans l’enclave palestinienne, soumise à une sauvage agression sioniste, continue d’empirer.

Selon l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), « il n’y a pas assez d’eau à boire (…) et toute une population est affamée sous les yeux du monde entier », dénonçant l’utilisation de la faim « comme une arme ».

Pour remédier à cette tragique situation, l’UNRWA réitère son appel pour une levée du siège de Ghaza et l’acheminement de toute urgence de l’aide, « en toute sécurité, sous l’égide des Nations unies, y compris de l’UNRWA ».

Dans le cadre de cette mobilisation internationale pour envoyer de la nourriture à Ghaza, l’agence onusienne rappelle qu’il y avait auparavant 400 points de distribution de l’aide. Ces sites étaient coordonnés par les agences de l’ONU et d’autres organisations humanitaires.

« L’aide doit être distribuée au plus près des communautés les plus vulnérables : femmes, enfants, blessés, handicapés », a insisté l’UNRWA, relevant que « le siège doit être levé et l’ONU autorisée à faire son travail ».

L’ONU et des ONG humanitaires ont sévèrement critiqué la « Fondation humanitaire de Ghaza » (FHG) et refusent de travailler avec elle, en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.

Selon le ministère de la santé de Ghaza, près de 550 personnes ont été tuées en cinq semaines à proximité des sites de distribution, alors qu’elles cherchaient à obtenir de la nourriture.

« Le système actuel de la FHG est dégradant. Les personnes affamées doivent parcourir de nombreux kilomètres pour obtenir très peu de nourriture et, en plus, elles se font tirer dessus », a affirmé sur les réseaux sociaux, Juliette Touma, directrice de la communication de l’UNRWA.

C’est dans ce contexte que l’Autorité fédérale suisse de surveillance des fondations (ASF) vient d’ordonner la dissolution formelle de la « Fondation humanitaire de Ghaza », basée à Genève.

Selon les médias suisses, cette fondation n’a plus lieu dئêtre car elle n’a plus de représentant suisse et d’adresse à Genève et elle n’a rien fait pour y remédier.

Dans ce chaos ambiant de la distribution de l’aide par cette fondation, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que la fenêtre permettant de repousser la famine à Ghaza se refermait rapidement.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’agence a ajouté que ses équipes s’adaptent en temps réel, en mettant en place de nouveaux points de distribution, en naviguant à travers des contraintes extrêmes et en utilisant tous les itinéraires sûrs pour atteindre les gens là où ils se trouvent.

Toutefois, pour soutenir ces efforts, le PAM a réitéré son appel en faveur de points d’accès multiples et d’itinéraires sûrs pour atteindre les populations, du soutien de la communauté internationale et d’un cessez-le-feu durable.

(APS)

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