International

Génocide à Ghaza : appels à une mise en œuvre effective du verdict de la CIJ

Les réactions internationales continuaient d’affluer samedi après les mesures provisoires ordonnées la veille par la Cour internationale de Justice (CIJ) à l’occupant sioniste pour prévenir les actes de génocide à Ghaza et permettre l’accès de l’aide humanitaire, appelant notamment à une mise en œuvre effective du verdict.

L’Algérie a décidé ainsi d’appeler à la tenue, mercredi, d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, pour mercredi prochain, afin de conférer un effet exécutoire à la décision de la CIJ, et ce dans le cadre de la mise
en œuvre des hautes instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Vendredi déjà et immédiatement après l’annonce du verdict, l’Algérie, via un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, avait considéré que le prononcé de la CIJ « annonce le début de la fin de l’ère de l’impunité dont l’occupation israélienne a longtemps tiré bénéfice pour donner libre cours à son oppression du peuple palestinien et à la répression de l’ensemble de ses droits légitimes ».

Le communiqué a rappelé à cet effet que la Mission permanente de l’Algérie auprès des Nations unies a été instruite par le Président Tebboune, « de demander une réunion du Conseil de sécurité dans les plus brefs délais en vue de donner un effet exécutoire au prononcé de la CIJ sur les mesures provisoires qui s’imposent à l’occupation israélienne ».

Peu après la décision historique de la CIJ, le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh, a déclaré que la décision « signifie la fin de l’impunité » dont jouit l’entité sioniste, ce qui oblige, d’après lui, « les pays qui soutiennent la puissance occupante de cesser de le faire ».

Shtayyeh a estimé que le procès « revêt une grande importance, car il place (l’entité sioniste) sur le banc des accusés en tant que criminel de guerre ».

L’Afrique du Sud, qui avait saisi la CIJ concernant le génocide à Ghaza, a salué une « victoire décisive pour l’Etat de droit international et une étape importante dans la quête de justice pour le peuple palestinien », selon son ministère des Affaires étrangères.

A New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rappelé que « conformément à la Charte et au Statut de la CIJ, les décisions de la Cour sont contraignantes » et espère que « toutes les parties se conformeront
dûment à l’arrêt de la Cour ».

En outre, le secrétaire général note que la Cour a ordonné à l’entité sioniste de « permettre la fourniture des services de base et de l’aide* humanitaire requise de toute urgence afin de remédier aux difficiles conditions d’existence auxquelles sont soumis les Palestiniens à Ghaza ».

Tout en se félicitant de cette décision, le Bureau du Comité pour les droits inaliénables du peuple palestinien à l’ONU, a affirmé, pour sa part, qu’un « cessez-le-feu immédiat est nécessaire pour mettre en œuvre les mesures provisoires indiquées par la Cour ».

Agences

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