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France: procès pour corruption ordonné contre la ministre Rachida Dati

Des juges d’instruction parisiens ont ordonné  mardi un procès contre la ministre de la Culture Rachida Dati pour  corruption et trafic d’influence, ont rapporté des médias.

Outre la ministre d’origine marocaine, l’ancien patron de Renault-Nissan,  Carlos Ghosn, sera également poursuivi en justice pour les mêmes chefs  d’accusation.

La date précise du procès devrait être fixée lors d’une première audience  prévue le 29  septembre, a-t-on indiqué. Ce dossier a été instruit depuis 2019 à Paris et Rachida Dati a été  inculpée en juillet 2021. Elle considère les faits comme prescrits et a  multiplié, en vain, les recours pour mettre fin aux poursuites.

Les juges ont donc ordonné à son encontre un procès pour recel d’abus de  pouvoir et d’abus de confiance, corruption et trafic d’influence passifs  par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation  internationale, en l’occurrence le Parlement européen.

Concrètement, elle est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010  et 2012 pour des prestations de conseil consignées dans une convention  d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV,  filiale de  Renault-Nissan, alliance alors dirigée par Carlos Ghosn, mais sans avoir  réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et député européenne  (2009-2019).

Les investigations ont cherché également à déterminer si cette convention  d’honoraires avait pu servir à masquer une activité de lobbying au  Parlement européen, interdite à tout élu.             Rachida Dati (59 ans) a par ailleurs été accusée début juin par  l’hebdomadaire Nouvel Obs et l’émission d’investigation Complément  d’enquête d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était députée  européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.

Le quotidien Libération a, en outre, affirmé mi-avril qu’elle avait omis  420.000 euros de bijoux dans sa déclaration de patrimoine. Actuellement en fuite au Liban, Carlos Ghosn, 71 ans, est visé depuis  avril 2023 par un mandat d’arrêt international dans ce dossier et sera,  quant à lui, jugé pour abus de pouvoirs par dirigeant de société, abus de  confiance, corruption et trafic d’influence actifs, dans un dossier où  l’entreprise Renault s’est constituée partie civile.

(APS)  

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