France : la popularité de Macron et Retailleau chute à un niveau historiquement bas, selon un sondage

La popularité du président français Emmanuel Macron ainsi que celle de Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du parti de droite Les Républicains, auprès des Français, est à un niveau historiquement bas, selon un récent sondage.
Une désaffection populaire qui s’explique par une lassitude croissante de la population, nourrie par les tensions politiques et les difficultés économiques persistantes.
Selon le baromètre des cinquante personnalités politiques préférées des Français, réalisé par l’Ifop-Fiducial et Paris Match, dans son édition d’octobre 2025, Emmanuel Macron a dégringolé à la 51e place du classement, position qu’il partage avec son ancien Premier ministre François Bayrou. Macron est le premier président français en exercice à ne pas figurer dans ce classement, créé en décembre 2003.
Au sein de l’opinion publique française, la cote de popularité de l’ex ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a chuté de huit places.
Ce recul de popularité s’explique en partie par un fort mécontentement au sein même du parti Les Républicains. Le journal français 20 Minutes rapporte que la réunion du bureau politique de LR, consacrée à la question d’une participation au gouvernement Lecornu (le sondage a été réalisé avant l’annonce du nouveau gouvernement mais après la seconde nomination de Lecornu), a été marquée par « d’incroyables tensions internes et des dissensions entre députés et sénateurs ». Le quotidien précise également que plusieurs élus ont quitté la visioconférence avant même le vote.
Le Nouvel Obs, l’autre média français, s’est même interrogé : « Le chef des Républicains a-t-il durablement entamé son capital politique ? ». Et d’ajouter : « En une semaine, il a désarçonné ses troupes, perdu des soutiens et des plumes dans l’opinion ».
Ce déclin de popularité touche également d’autres personnalités politique, tant au sein du gouvernement que dans l’opposition, la cote de popularité du Premier ministre actuel, Sébastien Lecornu, a perdu sept places.
Gérald Darmanin, renommé à la Justice, perd onze places, Rachida Dati, treize. Élisabeth Borne, encore ministre de l’Éducation nationale il y a quelques jours – et qui avait ouvert la porte à une suspension de la réforme des retraites la semaine dernière –, recule de quatorze places. Bruno Le Maire, éphémère ministre des Armées, en perd vingt-six.
Dans les rangs de l’opposition, les figures de proue du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, traversent également une période difficile, reculant respectivement de cinq et six positions dans ce classement.
En revanche, les Français ont une opinion plus positive de la gauche, avec des avis favorables pour le patron du PS, Olivier Faure, (qui gagne dix places), Fabien Roussel (PCF) (un bond de dix-huit places) et Marine Tondelier (Les Ecologistes) qui en gagne treize places.
(Al24News)




