Amérique du Nord

États-Unis : Donald Trump envisage le recours à l’ « Insurrection Act » après des tensions à Minneapolis

Le président américain Donald Trump a menacé jeudi d’invoquer l’ « Insurrection Act », une loi d’exception qui lui permettrait de déployer l’armée à Minneapolis, pour des missions de maintien de l’ordre, à la suite de nouveaux heurts entre forces de l’ordre et manifestants faisant suite à un nouvel incident impliquant la police fédérale de l’immigration (ICE).

La ville de Minneapolis est en effet confrontée à une montée des tensions depuis plusieurs jours, dans un contexte marqué par des opérations menées par la police fédérale de l’immigration. Mercredi, un ressortissant vénézuélien a été blessé par un tir policier lors de son arrestation. Selon le ministère de la Sécurité intérieure, l’homme, en situation irrégulière, aurait opposé une résistance, conduisant l’agent à faire usage de son arme pour se protéger. La victime a été touchée à la jambe.

Cet incident a déclenché une manifestation de plusieurs centaines de personnes à proximité d’un bâtiment fédéral. Des projectiles ont été lancés en direction des forces de l’ordre, qui ont répondu par l’usage de gaz lacrymogènes. De nouveaux rassemblements ont été observés le lendemain, dans un climat demeuré tendu mais sans violences majeures.

Ces événements interviennent alors que la ville reste sous le choc de la mort, survenue le 7 janvier, de Renee Nicole Good, une Américaine de 37 ans, tuée lors d’une intervention policière. Une enquête fédérale est en cours, tandis que la famille de la victime a annoncé l’ouverture d’une procédure civile.

Les autorités du Minnesota appellent au calme et à la désescalade. Le gouvernement fédéral, de son côté, a confirmé la poursuite des opérations de la police de l’immigration, avec le déploiement de renforts supplémentaires, portant à plus de 2.000 le nombre d’agents mobilisés dans l’État.

En parallèle, plusieurs décès survenus récemment en détention de la police de l’immigration ont ravivé le débat national sur les conditions d’arrestation et de rétention des migrants. Depuis le début de l’année 2026, au moins quatre personnes sont décédées alors qu’elles se trouvaient sous la garde de l’ICE et au moins 30 en 2025, l’année la plus meurtrière depuis la création de cette police en 2004, selon des statistiques officielles.

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