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Etats-Unis : décollage de la méga-fusée de la Nasa depuis la Floride

La nouvelle méga-fusée de la Nasa, la plus puissante du monde, a décollé mercredi, direction la Lune, pour la première mission non habitée du nouveau programme phare de la Nasa, Artémis, rapportent des médias.

La fusée, nommée SLS, s’est élevée dans la nuit à 01H47 heure locale (06H47 GMT), depuis le centre spatial Kennedy.

La troisième tentative de lancement aura donc été la bonne, après deux essais annulés à la dernière minute cet été à cause de problèmes techniques, puis deux ouragans ayant encore repoussé le décollage de plusieurs semaines.

La mission Artémis 1 doit durer 25 jours au total, et beaucoup d’étapes pourraient encore poser problème, mais le premier décollage de cette géante de 98 mètres de haut, en développement depuis plus d’une décennie, représente d’ores et déjà un réel succès pour la Nasa.

Cinquante ans après la dernière mission Apollo, ce vol test, qui fera le tour de la Lune sans y atterrir et sans astronaute à bord, doit permettre de confirmer que le véhicule est sûr pour un futur équipage.

« Beaucoup de sueur et de larmes sont allées dans cette fusée », a déclaré mardi le patron d
e la Nasa, Bill Nelson. « Elle nous permettra de faire des allers-retours jusqu’à la Lune et au-delà pour les décennies à venir. »

Malgré un lancement nocturne mercredi, quelque 100.000 personnes étaient attendues pour admirer le spectacle, notamment depuis les plages environnantes.

En 2024, Artémis 2 doit emmener des astronautes jusqu’à la Lune, toujours sans y atterrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artémis 3, en 2025 au plus tôt.

La Nasa envisage ensuite une mission par an, pour construire une station spatiale en orbite autour de la Lune, et une base sur son pôle sud.

Le but est d’y tester de nouveaux équipements: combinaisons, véhicule, mini-centrale électrique, utilisation de l’eau glacée sur place… Le tout afin d’y établir une présence humaine durable.

Cette expérience doit préparer un vol habité vers Mars, peut-être à la fin des années 2030. Ce voyage, d’une tout autre ampleur, prendrait au minimum deux ans aller-retour.

APS

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