Espagne: les participants à une conférence à Oviedo défendent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

L’Assemblée générale de la Principauté des Asturies, à Oviedo (Espagne), a abrité vendredi et samedi, la 28e Conférence des intergroupes parlementaires « Paix et liberté au Sahara occidental », au cours de laquelle les participants ont plaidé pour le droit légitime du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Intervenant à l’occasion, le président de la Fédération des institutions de solidarité avec le Sahara occidental (FEDISSAH), Carmelo Ramirez a axé son discours sur la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et sa lutte pour l’indépendance.
Pour Ramirez, « il est essentiel de continuer à travailler ensemble pour renforcer le soutien à la cause sahraouie au niveau politique et diplomatique, face aux stratégies du Maroc et de son lobby en Espagne ».
Il a également souligné l’importance d’organiser des « actions politiques et des visites institutionnelles » pour soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte.
La défense des droits de l’homme dans les zones occupées du Sahara occidental a été un autre thème central de son interventi on.
Il a appelé à ce propos à « briser le mur du silence imposé par l’occupant marocain, en prônant notamment l’envoi de missions d’observation dans les zones occupées ». Ramirez a insisté en outre sur le fait que « les actions liées aux droits de l’homme devraient être menées auprès des organismes internationaux, tels que l’ONU ».
Il a également souligné l’urgence de mettre un terme au pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, citant l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a invalidé, en octobre 2024, deux accords commerciaux conclus entre le Maroc et l’UE sur la pêche et l’agriculture, incluant illégalement le Sahara occidental.
L’intervenant a conclu son discours en soulignant que « la clé du succès dans la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui réside dans la coordination entre les différentes entités et groupes de solidarité. L’unité et l’action commune sont essentielles pour continuer à faire progresser la visibilité de la cause sahraouie et la défense des droits des Sahraouis au niveau international ».
De son côté, le président de l’Assemblée générale des Asturies, Juan Cofino, a indiqué que le conflit au Sahara occidental « exige de toute urgence une solution juste et définitive, une solution qui passe sans aucun doute par la mise en oeuvre d u droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ».
Pour Juan Cofino, « la cause sahraouie ne peut pas continuer à faire face à ce qui semble être une combinaison d’intérêts internationaux cherchant à ignorer le droit légitime du peuple sahraoui à décider de son avenir ». Pour sa part, le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdulah Arabi a émis le souhait que cette conférence « serve à établir une feuille de route dans une situation internationale très complexe et difficile pour que le droit international soit respecté.
Et pour que rien de contraire à ce droit ne soit imposé au peuple sahraoui. Nous voulons un référendum d’autodétermination que le droit international nous accorde », a-t-il ajouté.
Au total, 27 députés de 12 Parlements régionaux ont participé à la 28e Conférence des intergroupes parlementaires, selon les médias espagnols.




