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Escalade militaire au Moyen-Orient et au Golf: les affrontements s’accentuent, les retombées s’aggravent

L’escalade militaire dans la région du Moyen-Orient et du Golf s’accentue, au 19e jour du conflit enclenché le 28 février dernier, avec l’extension de la zone des affrontements militaires et des retombées qui s’aggravent avec davantage de pertes humaines et matérielles.

Dans certaines zones de conflit, les bilans rendus publics à la fois par des gouvernements et des médias faisaient état de dizaines de morts, alourdissant les pertes humaines enregistrées jusqu’ici. Parallèlement au conflit, les retombées de l’escalade continuaient d’affecter le transport maritime, particulièrement au détroit d’Ormuz, passage indispensable pour l’essentiel des navires pétroliers approvisionnant plus de 20% de la demande mondiale en brut.

En raison de cette situation, plusieurs pays fortement touchés par des retards de livraison des hydrocarbures ont décidé de revoir la distribution de ces matières énergétiques, priant, entres autres, les propriétaires de véhicules électriques de les débrancher la nuit pour éviter des pics de consommation. Au chapitre économique, les prix du pétrole qui ont connu depuis le début du conflit une flambée vertigineuse, ont connu, mercredi, un certain reflux, après la reprise partielle des exportations irakiennes de brut et le déblocage des 400 millions de barils issus des réserves stratégiques des pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Ainsi, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine perdait 1,20% à 102,18 dollars, alors que celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait 2,62% à 93,69 dollars. Par ailleurs, la poursuite des tensions dans la région a contraint des compagnies aériennes à annuler ou à renouveler l’annulation de plusieurs de leurs vols vers certaines destinations, à l’instar de British Airways qui a renouvelé l’annulation de ses vols vers des pays de la région jusqu’à mai prochain. Sur le plan humanitaire, les répercussions du conflit dans la région du Moyen-Orient et du Golf risquent, selon l’ONU, de menacer sérieusement, dans les prochaines semaines, la vie de millions de personnes à travers le monde.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), des dizaines de millions de personnes supplémentaires seront confrontées à une faim aiguë si le conflit au Moyen-Orient se poursuit jusqu’en juin prochain, redoutant la plus grave perturbation de l’aide humanitaire depuis la pandémie de la Covid-19. Dans une analyse publiée mardi soir sur le site de l’ONU, le PAM a prévenu que « jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2026 si le conflit se poursuit et si les prix du pétrole restent élevés ».

« Cela porterait le niveau de la faim dans le monde à un record historique, et c’est une perspective terrible, vraiment terrible », a déclaré le Directeur exécutif adjoint du PAM, Carl Skau, à des journalistes à Genève.

(APS)

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