Equateur: la Cour constitutionnelle confirme la dissolution du Parlement

La Cour constitutionnelle d’Equateur a rejeté jeudi à l’unanimité plusieurs recours intentés contre la décision du
président Guillermo Lasso de dissoudre le Parlement au moment où ce dernier menait un procès en destitution contre lui.
Dans six arrêts, la Cour a décidé de rejeter les recours en inconstitutionnalité ainsi que des demandes visant à suspendre provisoirement la dissolution, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
La Cour « n’est pas compétente pour se prononcer sur la vérification et la motivation des causes de la grave crise politique et des troubles intérieurs » que traversent l’Equateur, et « aucune autre autorité judiciaire du pays ne l’est non plus », a-t-elle dit.
Cette décision signifie que le décret de dissolution du Parlement est désormais exécutoire, et ouvre la voie à des élections législatives et présidentielle anticipées dans les trois mois.
Visé par un procès en destitution intenté par la gauche majoritaire au Parlement monocaméral, le président de droite Guillermo Lasso avait riposté en déclenchant la procédure constitutionnelle dite de « mort croisée », qui lui permet de dissoudre la chambre tout en renonçant lui-même à son mandat.
Il pourra toutefois se représenter à la présidentielle anticipée dans l’espoir d’achever son mandat de quatre ans, qui court jusqu’en 2025.
APS




