
L’Algérie est embarquée depuis quelques années dans le train des réformes et la relance économique.
Un défi relevé avec succès.
Ces dernières années, l’économie algérienne a réussi un taux de croissance proche de 4%, un taux maintenu dans un contexte où des pays peinaient à avoir une croissance positive.
L’État algérien a annoncé une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) à près de 270 milliards de dollars et une stabilité du taux de croissance à la hauteur de 4 %, outre une hausse de la valeur du dinar.
La création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), une démarche qui a contribué, à l’amélioration du climat des affaires en Algérie et à la relance de l’investissement, précisant que l’AAPI compte actuellement près de «6 400 nouveaux investissements, dont 3 000 projets lancés, en sus de l’inscription d’environ 100 investissements étrangers», des investissements à même de créer près de «200 000 postes d’emploi».
Ces chiffres démontrent que «l’Algérie a retrouvé sa crédibilité ».
La production nationale, atteindra bientôt l’autosuffisance en matière de production d’huile et de sucre grâce aux efforts soutenus consentis pour renforcer la production des céréales.
Les importations de l’Algérie en cette denrée qui s’élèvent à près de 9 millions de tonnes/an, outre la production du lait, avec le lancement du projet algéro-qatari de production de poudre de lait au sud du pays, d’un coût de 3,5 milliards USD, sur une superficie totale estimée à 117 000 hectares.
Il s’agit d’une « performance réalisée notamment grâce au dynamisme que connaît l’économie algérienne », soutenant que cela est visible à travers le terrain et les chiffres enregistrés.
« L’Algérie a ainsi vu passer son Revenu national brut (RNB) par habitant de 3.900 USD (entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023), à 4.960 USD (entre le 1er juillet 2023 et le 30 juin 2024) », selon la mise à jour de la classification annuelle des économies des pays membres de la BM.
Cette classification tient compte des données enregistrées durant l’année écoulée sur la base de l’évolution du RNB par habitant, en prenant en compte des facteurs tels que la croissance économique, l’inflation, les taux de change et la croissance démographique affectant le RNB par habitant, selon la même source, en précisant que les révisions des méthodes et des données de la comptabilité nationale peuvent aussi parfois avoir un impact.
La Banque Mondiale a revu à la hausse le positionnement de l’Algérie pour l’année 2025, s’alignant ainsi au FMI et reconnaissant la justesse des résultats statistiques découlant des efforts consentis par l’Algérie pour donner une image fidèle de l’économie algérienne.
« La période de Covid-19 a stimulé l’économie algérienne avec l’industrie qui s’est développée pour répondre à la demande intérieure, contrairement à d’autres pays qui ont eu de la difficulté à reprendre ».
La BM a salué les efforts entrepris par l’Algérie en la matière, citant notamment « une politique financière assez rigoureuse qui s’est traduite notamment par la gestion des ressources publiques, le maintien de la consommation et la mobilisation des financements pour l’investissement public ».
D’importantes mesures ont été prises pour soutenir l’économie nationale : la promulgation d’un nouveau code des investissements, sorti avec tous les textes d’application, la mise en place de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (APPI), la nouvelle loi bancaire qui va ouvrir, a-t-il mentionné, de « nouvelles possibilités » de financements en introduisant des concepts tels que la digitalisation, la finance islamique et verte.
Les mesures prises pour l’accès au foncier et les facilités dans les services accordés aux entreprises.
D’importantes réalisations…Gisement de Gara Djebilet
Vers une nouvelle dynamique de développement basée sur la valorisation des richesses nationales
L’exploitation de ce mégaprojet impulserait le développement du secteur minier national ainsi que l’Industrie nationale, outre l’accélération du processus de développement du Sud-ouest du pays via des projets connexes, d’ouvrir de larges perspectives d’exportation.
En plus de ses retombées attendues sur le développement, ce gisement qui recèle des réserves de l’ordre de 3,5 milliards de tonnes, est devenu un modèle parmi les projets de développement intégrés, et dont l’état algérien a insisté à maintes reprises pour sa concrétisation dans le cadre d’une approche « intégrée et dans la complémentarité », avec les autres projets industriels et les infrastructures connexes.
Ce gisement est considéré comme le plus grand investissement minier en Algérie depuis l’Indépendance.
Outre la consolidation des capacités d’exploitation des richesses naturelles au service de l’industrie lourde, cet ambitieux projet devrait générer 15.000 emplois, et une main d’œuvre prévisible de 20.000 travailleurs.
La mine de fer de Gara Djebilet est composée de trois zones d’exploitation : Gara Djebilet-Ouest, Gara Djebilet-Centre et Gara Djebilet-Est. La zone Ouest est riche en réserves d’environ de 1,7 milliard de tonnes.
La ligne ferroviaire Gara Djebilet-Béchar impulsera le développement économique local
La ligne ferroviaire Gara Djebilet-Tindouf-Béchar destinée notamment au transport du minerai, revêt une importance capitale en termes de développement, compte tenu du rôle de cet axe vital dans la dynamique économique sans précédent que doit connaitre la région Sud-Ouest du pays, et sa contribution dans l’exploitation et la valorisation des richesses minières.
AQS prévoit une production de 1,9 million de tonnes de produits sidérurgiques pour 2024
La société de sidérurgie Algerian Qatari Steel (AQS) de Bellara (Jijel) prévoit, pour 2024, une production de 1,9 million de tonnes de produits sidérurgiques.
Industrie sidérurgique
Le complexe sidérurgique Tosyali Algérie vient de franchir une étape majeure dans son développement en exportant sa première cargaison de tôles d’acier.
Cette réalisation inédite pour l’Algérie marque un tournant dans l’industrie nationale de l’acier et positionne le pays comme un nouvel acteur sur le marché international de ce matériau.
Le complexe,fruit d’un partenariat algéro-turc, a réalisé cette prouesse en août 2024 en expédiant 25 000 tonnes de ce matériau stratégique.
Mégaprojet algéro-italien pour la production de céréales et de légumineuses à Timimoune
D’une valeur de 420 millions d’euros, ce projet d’investissement, fruit d’un partenariat entre le Groupe italien BF et le Fonds national d’investissement (FNI).
Une superficie de 36 000 ha sera consacrée à la production de blé, de lentilles, d’haricots secs et de pois chiches, ainsi qu’à la construction d’unités de transformation, pour la fabrication de pâtes alimentaires, et de silos de stockage.
Création de plus de 6 700 emplois, dont 1 600 permanents.
Les indicateurs positifs réalisés par l’Algérie en matière économique au cours des dernières années la préparent à rejoindre les économies des pays émergents.




