Europe

Discours extrémistes et diffamation : Marine Le Pen définitivement condamnée 

La condamnation de Marine Le Pen pour diffamation envers la Cimade, une association française d’aide aux migrants, est désormais définitive. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par la figure de l’extrême droite française, confirmant ainsi l’arrêt de la cour d’appel de Paris rendu en septembre 2024, qui l’avait condamnée à une amende de 500 euros avec sursis.

Les faits remontent à des déclarations publiques dans lesquelles Marine Le Pen avait accusé la Cimade, association engagée contre la xénophobie et l’exclusion des personnes immigrées, d’ « organiser la filière d’immigration clandestine en provenance des Comores » à Mayotte.

Elle avait également affirmé que certaines organisations humanitaires pouvaient être « complices des passeurs », assimilant leur action à celle de réseaux de trafic de migrants.

Selon Me Patrice Spinosi, avocat de l’association « Les propos de Mme Le Pen qui assimilaient l’action de la Cimade à celle des passeurs de migrants étaient inacceptables. La Cour de cassation juge que les limites de la liberté d’expression ont été dépassées. Être une personnalité politique n’excuse pas tous les débordements ».

Cette décision intervient dans un contexte judiciaire déjà délicat pour la dirigeante du Rassemblement national, confrontée à plusieurs procédures, dont l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti. Condamnée en première instance dans ce dossier, elle attend désormais la décision de la cour d’appel, attendue en 2026, une échéance déterminante à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

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