Détenus palestiniens décédés dans les prisons sionistes: une ONG appelle à une action internationale

L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme (Euro-Med Monitor) a appelé à une enquête internationale sur les graves violations et crimes auxquels sont soumis les prisonniers palestiniens dans les prisons sionistes, après la révélation de cinq nouveaux décès parmi eux en l’espace de 24 heures.
« Depuis octobre 2023, le nombre de crimes impliquant des homicides prémédités, des homicides sous la torture, des mauvais traitements et des disparitions forcées de prisonniers et de détenus palestiniens – en particulier ceux de la bande de Ghaza – a augmenté à un rythme sans précédent dans les prisons et les centres de détention gérés par l’armée et les autorités pénitentiaires sionistes », a rapporté l’observatoire lundi.
« Etant donné la manière méthodique et généralisée avec lesquelles ces crimes sont commis dans les prisons et les centres de détention sionistes, ils ne peuvent être considérés comme des comportements isolés d’auteurs individuels », a estimé l’ONG.
Selon l’organisation, les décès récents, cinq en tout, portent à « plus de 54 le nomb re total de prisonniers et détenus palestiniens tués dans les prisons et centres de détention (sionistes) depuis le 7 octobre 2023 ».
Selon les témoignages d’anciens détenus, « le nombre réel de victimes pourrait être plus de deux fois plus élevé ». Pour l’ONG, « ces crimes doivent faire l’objet d’une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) et il est impératif qu’ils soient ajoutés à la liste des accusations portées contre les responsables (sionistes) ».
Outre l’augmentation sans précédent des meurtres directs et indirects de prisonniers et de détenus, l’observatoire a critiqué « le silence persistant » de la communauté internationale concernant les faits et les rapports documentés de meurtres, de torture, de mauvais traitements et de viols dans les prisons et centres de détention (sionistes).
Les crimes commis par l’occupation contre les prisonniers et détenus palestiniens de la bande de Ghaza constituent, selon l’ONG, « non seulement un génocide contre le peuple palestinien, mais également de véritables crimes de guerre et crimes contre l’humanité »




