Des politiques monétaire et budgétaire des économies avancées risquent de provoquer une récession mondiale

Des politiques monétaire et budgétaire prises par les économies avancées risquent de provoquer une récession mondiale et une stagnation prolongée, a averti hier la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son « Rapport sur le commerce et le développement 2022 ».
Ces politiques pourraient infliger des dommages pires que ceux de la crise financière de 2008 et du choc de la COVID-19 en 2020, a souligné la CNUCED, expliquant que la hausse rapide des taux d’intérêt et le resserrement budgétaire dans les économies avancées, combinés aux crises multiples résultant de la pandémie et du conflit en Ukraine, avaient déjà transformé la faible croissance mondiale en un ralentissement marqué.
Le rapport note que les pays à revenu intermédiaire d’Amérique latine,ainsi que les pays à faible revenu d’Afrique, enregistreront certains des ralentissements les plus marqués cette année.
D’une manière générale, l’activité économique de l’Afrique devrait connaître une croissance modérée de 2,7% en 2022 et de 2,4% en 2023, après un rebond de 5,1% en 2021.
La CNUCED prévoit que l’économie mondiale connaîtra une croissance de 2,5% en 2022 et que la croissance devrait encore décélérer pour atteindre 2,2% en 2023.
APS




