Des eurodéputés interpellent Borrell sur la participation des Israéliens au programme « Horizon Europe »
BRUXELLES- Un groupe de 60 parlementaires de l’Union européenne (UE) a protesté auprès du Haut représentant de l’union pour les affaires étrangères, Joseph Borell, concernant la participation de l’entité sioniste au programme « Horizon Europe ».
Dans une lettre adressée à Borrell, les eurodéputés notent que « la vision d’Horizon Europe était de créer un avenir durable, équitable et prospère pour les personnes et la planète, fondé sur les valeurs européennes ».
Néanmoins, les actes « inhumains » de l’Entité sioniste visant les Palestiniens sont qualifiés par des experts internationaux et européens comme des « actes internationalement illicites d’apartheid et de persécution ».
Pour ces parlementaires « les récentes révélations concernant l’utilisation de technologies de cybersurveillance, telles que le logiciel espion Pegasus, contre les défenseurs palestiniens des droits de l’Homme, ainsi que la source de ces technologies, devraient faire l’objet d’une enquête et d’un traitement ».
Ils ont évoqué également les attaques israéliennes contre la société civile palestinienne, plus récemment par la désignation injustifiée de six organisations importantes comme « terroristes » et illégales, mettant en danger la viabilité du mouvement palestinien des droits de l’Homme et de la société civile.
Rosa D’Amato, l’un des députés européens à l’origine de la lettre, déclare : « Je refuse d’être passive face à cette situation. Je refuse d’être un spectateur passif des violations des droits de l’homme en Palestine. Il y va de la crédibilité de l’UE. Nous prétendons défendre certaines valeurs dans le monde entier, mais ces normes ne semblent pas s’appliquer aux autorités israéliennes ». Mme. D’Amato, estime que l’officialisation de l’accord Horizon Europe avec l’Entité sioniste, alors que les attaques contre les ONG et la société civile se sont intensifiées, « envoie un message inquiétant ».
L’accord Horizon Europe avec les Israéliens a été signé le 6 décembre par la Commission européenne, mais le Parlement européen doit encore donner son accord à la signature.




