Des centaines d’ONG, syndicats et d’eurodéputés demandent la suspension de l’accord d’association UE/entité sioniste

Plus de 200 ONG et syndicats ainsi que plus de 250 parlementaires européens demandent la suspension de l’Accord d’association UE/entité sioniste, accusant cette dernière de « graves violations du droit international » à l’encontre du peuple palestinien.
« L’Association France Palestine Solidarité, aux côtés de plus de deux cent ONG, de syndicats et de plus de 250 parlementaires européens, demandent la suspension de cet Accord d’association tant que (l’entité sioniste) ne respecte pas le droit international et les droits humains », indique l’association dans un communiqué publié à la veille du Conseil d’association UE-entité sioniste prévu lundi à Bruxelles.
Rappelant que l’article 2 de l’accord stipule que le respect des droits humains et des principes démocratiques par les parties en sont des éléments essentiels, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) affirme que la violation de cet article par l’entité sioniste doit être l’élément essentiel de l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil d’association UE-entité sioniste.
« Si ce n’est pas le cas, cette réunion ne doit pas se tenir », a-t-elle recommandé. Elle souligne, dans ce contexte, que les violations des droits humains constituent une infraction grave susceptible d’invalider l’accord, affirmant que l’entité sioniste « a commis, sans aucune contestation possible, de graves violations du droit international avant et depuis l’entrée en vigueur de l’accord ».
L’AFPS soutient que cette entité « a mis en place un régime d’oppression et de domination systématiques à l’encontre du peuple palestinien, un régime d’apartheid, un crime contre l’humanité ».
« En 16 mois, les forces (sionistes) ont tué plus de 61 000 Palestiniens à Ghaza et blessé au moins 100 000 autres, elles ont déplacé presque toute la population de la zone occupée, tout en empêchant l’entrée d’aide humanitaire et en détruisant près de 70% des infrastructures ghazaouies, 60% des maisons et 65% des routes », a-t-elle précisé.
Les attaques sionistes contre la Cisjordanie occupée, particulièrement contre les camps de réfugiés et les communautés isolées, les arrestations massives et l’usage systématique de la torture, les fermetures de routes, les raids militaires, le nettoyage ethnique et l’expansion des colonies sont en « très importante augmentation », déplore l’AFPS.
Selon cette association, le cessez-le-feu à Ghaza « ne doit pas servir de prétexte à l’UE pour reprendre ses activités habituelles avec (l’entité sioniste) ou approfondir ses échanges bilatéraux ».
« Au contraire, la mise en œuvre du cessez-le-feu dans toutes ses phases nécessitera une pression internationale significative sur les parties. La fin des violations persistantes par (l’entité sioniste) du droit international des droits de l’Homme (DIDH) et du droit international humanitaire (DIH) doit être une condition préalable à toute poursuite d’engagement de l’UE », a-t-elle plaidé.
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