InternationalMoyen-Orient

Déplacement forcé de centaines de milliers de Ghazaouis à Rafah sous intenses bombardements sionistes

Le service de la Défense civile palestinienne à Ghaza a rapporté jeudi qu’au moins 15 personnes sont tombés en martyr dans des frappes aériennes sionistes sur des maisons dans le nord de la bande de Ghaza, alors que l’entité sioniste a donné de nouveaux ordres de déplacement forcé à travers la bande assiégée et sinistrée.

« Les équipes de la Défense civile ont évacué au moins 15 martyrs et environ 20 blessés à l’hôpital baptiste de la vieille ville de Ghaza, à la suite d’une nouvelle agression visant une zone résidentielle du quartier de Shuja’iyya avec des frappes aériennes sionistes à l’aube aujourd’hui », a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile palestinienne, cité par l’AFP.

Bassal a souligné qu’il y avait encore un certain nombre de personnes disparues sous les décombres. Ces victimes s’ajoutent à au moins 97 martyrs tués au cours des dernières 24 heures à Ghaza.

Plus tard dans la journée, le service de la défense civile palestinienne a annoncé, dans un communiqué, que ses équipes « ont pu extraire les corps de 12 martyrs et plus de 20 blessés sous les décombres après que les forces d’occupation sionistes ont ciblé plusieurs maisons dans le quartier de Shuja’iyya ».

Des centaines de milliers de Palestiniens fuyaient jeudi le secteur de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, où les forces sionistes entendent s’emparer illégalement de nouveaux territoires.

« Rafah est en train d’être anéantie », a dit à Reuters un habitant, contacté par messagerie. « Ils (les forces sionistes) détruisent les derniers bâtiments », a ajouté ce père de sept enfants, qui s’est réfugié dans la ville voisine de Khan Younès.  Selon les habitants, Rafah s’est vidée après l’ordre d’évacuation émis par l’armée sioniste et les bombardements menés mercredi et jeudi dans la ville. La prise de Rafah marque une escalade spectaculaire de l’agression sioniste génocidaire.

Les habitants qui ont fui Rafah disent leur inquiétude pour ceux qui sont restés, notamment des agriculteurs qui tentent de sauver leurs récoltes alors que l’entité sioniste empêche depuis la rupture du cessez-le-feu l’entrée d’aide humanitaire et de nourriture dans l’enclave.

« Certains sont restés (à Rafah) parce qu’ils ne savent pas où aller ou parce qu’ils en ont assez d’être déplacés sans arrêt. Nous avons peur qu’ils soient tués ou, dans le meilleur des cas, arrêtés », a témoigné Bassem, un autre Palestinien déplacé.

(Agences)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button