Crise sécuritaire en Haïti : l’ONU « préoccupée » par le sort des femmes

Les Nations Unies se sont dit « profondément préoccupées » par le sort des femmes et des filles en Haïti qui « continuent de subir le poids de l’aggravation de la crise dans ce pays ».
« Une nouvelle évaluation réalisée par les partenaires humanitaires a révélé que les femmes déplacées à Port-au Prince sont confrontées à une série de défis », a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans sa mise à jour quotidienne de la situation dans ce pays des Caraïbes.
L’agence onusienne a relevé que les femmes et les filles représentent plus de la moitié des quelque 580.000 personnes désormais déplacées en Haïti, notant que la violence des groupes armés continue de forcer les populations à quitter leurs foyers.
Suite à la recrudescence de la violence, le gouvernement haïtien a imposé mercredi l’état d’urgence notamment dans l’Artibonite et l’Ouest, où se trouve la capitale.
A l’issue d’une récente visite de quatre jours dans ce pays, des représentants d’OCHA, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Service de protection civile et d’aide humanitaire de l’Union européenne (ECHO) ont déclaré qu’ils ont pu constater de visu l’impact de la violence actuelle qui a bouleversé la vie quotidienne des Haïtiens.
« La crise humanitaire en Haïti nécessite une attention urgente et des stratégies allant au-delà de l’urgence », ont-ils insisté, ajoutant que la violence a également entraîné une perte de revenus pour les familles qui étaient économiquement indépendantes.
Dans ce contexte, l’ONU a déploré le sous-financement du plan de réponse humanitaire 2024 pour Haïti. Après plus de la moitié de l’année, l’appel de 674 millions de dollars est financé à moins d’un quart.
Agences




