Covid-19 : les Etats-Unis envisagent des restrictions d’entrée pour les voyageurs provenant de Chine

Les Etats-Unis envisagent d’imposer des restrictions d’entrée sur leur territoire aux voyageurs provenant de Chine, ont indiqué hier des responsables américains.
La Commission nationale de la Santé en Chine avait indiqué, lundi, qu’elle ne considérait plus le Covid-19 comme une « pneumonie » mais comme une maladie « contagieuse » moins dangereuse et que le pays mettra fin, à partir du 8 janvier, aux quarantaines obligatoires à l’arrivée dans le pays.
La commission, qui fait office de ministère, avait annoncé, dimanche, qu’elle ne publierait plus les chiffres quotidiens des cas et décès du Covid, comme elle le faisait depuis début 2020.
Les nouvelles directives représentent un assouplissement supplémentaire des mesures de contrôle pandémique après trois années de restrictions intransigeantes mises en œuvre, depuis le début de la pandémie, dans le cadre d’une stratégie dite de « zéro Covid ».
Le manque de données génomiques soulève de l’inquiétude à l’étranger, rendant « de plus en plus difficile pour les responsables de la santé publique de s’assurer qu’ils seront en mesure d’identifier tout nouveau variant potentiel et de prendre des mesures rapides pour réduire la propagation », ont déclaré les responsables américains.
Les Etats-Unis « suivent les données scientifiques et les conseils des experts en santé publique, consultent leurs partenaires et envisagent de prendre des mesures similaires (…) pour protéger le peuple américain », ont-ils ajouté, citant des préoccupations exprimées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que des mesures adoptées par le Japon, l’Inde et la Malaisie.
Le Japon va ainsi rétablir à partir de vendredi les tests PCR obligatoires pour les voyageurs provenant de Chine continentale.
L’assouplissement des mesures anti-Covid par la Chine met un terme aux tests de masse, aux confinements et longues quarantaines.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré hier que les pays devaient maintenir des contrôles « scientifiques et appropriés » des maladies qui « ne devraient pas affecter les échanges normaux de personnes ».
APS




