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COP30 au Brésil: les populations au cœur de l’action climatique

L’Organisation internationale pour les  migrations (OIM) attire l’attention des dirigeants mondiaux sur les  millions de personnes qui vivent déjà avec les inondations, les sécheresses  et les catastrophes au quotidien, soulignant que les populations méritent  de pouvoir se mettre en sécurité, de se relever et de planifier leur  avenir, lorsque les lieux de vie et les moyens de subsistance sont menacés.

« Chaque communauté doit avoir la possibilité de s’adapter et d’imaginer un  avenir plus sûr, mais dans de nombreux cas, les conséquences sont déjà trop  graves », a déclaré la Directrice générale adjointe de l’OIM chargée des  opérations, Ugochi Daniels,  qui représentera l’Organisation, lors du  segment de haut niveau de la Convention-cadre des Nations unies sur les  changements climatiques (CCNUCC), selon un communiqué de l’OIM, publié  lundi.

« Lorsqu’il devient impossible de rester, les populations doivent pouvoir  se déplacer en toute sécurité et dans la dignité. C’est ce à quoi nous  travaillons: trouver des solutions pratiques qui protègent des vies et  renforcent les communautés », a-t-elle assuré.

Les dirigeants mondiaux se réunissent au cœur de l’Amazonie pour la  30e?Conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP30), qui se  tient à Belèm au Brésil du 10 au 21 novembre.

Organisée par le gouvernement brésilien, la COP30 est le premier sommet  sur le climat à se tenir en Amazonie. Elle met en avant le rôle moteur des  peuples autochtones et des communautés locales les plus touchés par le  changement climatique.

L’OIM insiste sur le fait que les décisions prises à Belém doivent  protéger les droits des populations et renforcer leur capacité à se relever  et à s’adapter. Rien qu’en 2024, les catastrophes ont provoqué 45?millions  de déplacements internes et des pertes estimées à 240?milliards de dollars.

Parmi les principaux résultats attendus de la COP30, figure l’adoption de  l’objectif mondial en matière d’adaptation, qui fixera des cibles claires  pour protéger les communautés grâce à des systèmes d’alerte précoce, à des  moyens de subsistance plus solides et à des logements plus sûrs, tous  essentiels pour réduire les déplacements liés au climat.

Les décisions prises à Belém auront une incidence sur la vie des  populations pendant de nombreuses années. C’est pourquoi l’OIM s’engage à  la COP30 avec un objectif: veiller à ce que les personnes en première ligne de la crise climatique ne soient pas laissées pour compte, précise le  communiqué.

(APS)  

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