Conseil de sécurité : les A3 invitent les parties yéménites à la retenue et au dialogue

Le groupe des A3 au Conseil de sécurité (Somalie, République démocratique du Congo et Liberia) a invité, mercredi à New York, toutes les parties yéménites à faire preuve de retenue et d’ouverture au dialogue, les exhortant à assumer leurs responsabilités pour « promouvoir un processus politique » dans ce pays.
« Nous encourageons toutes les parties au Yémen à la retenue, au dialogue et au respect de leurs engagements », et « à faire fond sur les progrès réalisés ces derniers jours sur le plan sécuritaire, notamment à Aden », a indiqué le représentant permanent de la Somalie aux Nations unies, Abukar Dahir Osman, qui s’exprimait au nom du Groupe.
« Les A3 estiment que la cohésion politique entre les acteurs yéménites demeure primordiale », a soutenu le diplomate somalien qui intervenait lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Yémen. « Les rivalités internes, les mesures unilatérales pourraient morceler davantage le pays et hypothéquer la perspective d’un règlement durable (de la crise). Nous demandons instamment aux parties yéménites de participer de façon constructive au dialogue ,(…) et d’accorder la priorité aux intérêts du peuple et non à des calculs politiques à court terme », a-t-il plaidé.
Il a précisé, en outre, que les A3 étaient « vivement préoccupés par la situation précaire au Yémen », notamment en ce qui concerne le volet humanitaire.
« La situation humanitaire au Yémen est l’une des plus difficiles au monde. Les A3 sont alarmés par les déficits de financement persistants « , a déploré l’intervenant.
Les A3 appellent, à cette occasion, les donateurs internationaux à « maintenir et, si possible, à accroitre l’assistance vitale » qu’ils assurent au peuple yéménite. « Un financement souple, prévisible et assuré dans les délais souhaités » est nécessaire, ont-ils insisté.
« Si la situation à Aden s’est suffisamment améliorée pour permettre aux opérations humanitaires de se poursuivre, la réalité en dehors de cette ville est plus difficile. Les affrontements récents ont touché des centaines de familles à Hadramaout (est) », a noté Abukar Dahir Osman qui a soutenu qu’il était encore tôt de parler d’un retour des déplacés yéménites, les conditions nécessaires pour de tels mouvements n’étant pas encore réunies.
Le Groupe a réitéré, à cette occasion, son « engagement sans faille en faveur de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l ‘unité et d’indépendance politique du Yémen ».
Il a affirmé qu’aucune paix pérenne ne pouvait être envisagée dans ce pays par l’escalade militaire et les dissensions politiques. « Le dialogue, le compromis et un engagement ferme de la communauté internationale » sont les conditions à réunir pour parvenir à une paix durable, ont assuré les A3.
(APS)




