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Conseil de sécurité: les A3+ appellent les Libyens au dialogue et à la restauration de l’autorité de l’Etat

Le groupe des A3+ au sein du Conseil de sécurité de l’ONU a appelé, mardi, les Libyens à mettre en place un dialogue politique et à permettre la restauration de l’autorité de l’Etat, invitant la communauté internationale, et notamment les pays voisins, à aider la Libye à remettre son économie sur pied.

« Nous insistons sur le besoin urgent d’un dialogue (entre Libyens), de la restauration de l’autorité de l’Etat et de mettre fin à toutes les actions armées menées en dehors du cadre légal« , a indiqué, mardi à New York, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies,  Amar Bendjama qui s’exprimait au nom des A3+ (Algérie, Somalie, Sierra Leone et Guyana).

Concrètement, les A3+ ont invité les parties libyennes à « s’engager de manière constructive » aux côtés de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (UNSMIL), encourageant la mise en place d’un « processus politique crédible mené par et pour les Libyens et appuyé par l’ONU ».

Un processus qui aboutirait à « la tenue d’élections nationales libres et honnêtes » et à « l’unification des institutions libyennes », ont-ils plaidé.

Les A3+ se sont félicités des récentes actions menées par le Conseil présidentiel libyen pour parvenir à une désescalade des tensions à travers, entre autres, la mise en place d’un comité de trêve et l’interdiction de la circulation d’armes à feu à Tripoli.

Ils ont néanmoins fait part de leur préoccupation quant à la fragilité de la situation dans ce pays, notamment avec le retour des affrontements à Tripoli et dans le triangle frontalier entre la Libye, le Soudan et l’Egypte.

A cet égard, l’Algérie, la Somalie, la Sierra Leone et Guyana ont appelé au retrait « inconditionnel et immédiat de toutes les forces étrangères, de tous les combattants étrangers et de tous les mercenaires (présents sur le) territoire libyen », a affirmé Bendjama.

« L’unité de la Libye, sa souveraineté, et son intégrité territoriale doivent être respectées », a-t-il souligné.

Il a mis l’accent, en outre, sur le rôle crucial susceptible d’être joué par les voisins de la Libye, en vue du renforcement de la stabilité de ce pays et de la promotion de la réconciliation entre les Libyens. Une démarche à mener « en étroite collaboration avec l’ONU et l’Union africaine », a-t-il précisé.

« Sans une solution politique, la situation en Libye deviendrait encore plus fragile et ce pays plo ngerait davantage dans l’incertitude », a mis en garde M. Bendjama, appelant le Conseil de sécurité « à assumer ses responsabilités historiques en soutenant la Libye et en aidant son peuple à donner forme à l’avenir radieux qu’il mérite ».

Les A3+ se sont dits, par ailleurs, « profondément préoccupés par l’aggravation de la crise économique en Libye. Ils ont, notamment exprimé leur inquiétude face à « l’érosion continue des avoirs gelés » appartenant à la Libye.

Une érosion due à une « mauvaise gestion », mais aussi à « un cadre de sanctions obsolète des Nations unies », ont-ils déploré.

« Nous soulignons l’urgence pour le Conseil d’adopter des réformes calibrées susceptibles de promouvoir le développement du Fonds souverain libyen (Autorité libyenne d’investissement). Nous appelons aussi à l’application complète et opportune du paragraphe 14 de la résolution 2769 (du Conseil de sécurité) qui autorise l’Autorité libyenne d’investissement à réinvestir ses réserves de liquidités gelées« , soutient le groupe des A3+.

« Nous notons que la Libye envisage d’ouvrir 22 zones à l’exploration pétrolière pour la première fois depuis deux décennies , Il est essentiel que ce processus soit conduit de manière transparente afin de bénéficier au peuple libyen et uniquement au peuple libyen », assurent, d’autre part, les membres du groupe.

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