
Le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a souligné, vendredi, l’engagement de l’Algérie à mettre son expérience dans le domaine de l’industrie pharmaceutique au service des pays africains, en soutien à la coopération continentale, et en concrétisation des objectifs de sécurité sanitaire.
Lors de la séance consacrée à l’adoption de la Déclaration d’Alger, organisée au Centre international des conférences Abdelatif Rahal à Alger, dans le cadre de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, Ait Messaoudene a indiqué que l’Algérie met avec fierté son expérience en matière de production pharmaceutique au service de ses frères africains, afin de bâtir une coopération continentale, de renforcer la sécurité sanitaire et de soutenir le développement durable du continent ».
Le ministre algérien a estimé que l’Afrique fait aujourd’hui face à une responsabilité historique concernant sa sécurité sanitaire, appelant à traduire la Déclaration d’Alger, adoptée par les pays participants, en un programme d’action concret, assorti de réalisations tangibles perceptibles par chaque citoyen africain.
La Déclaration d’Alger consacre un engagement à poursuivre un travail collectif pour atteindre les objectifs communs, notamment la levée des barrières réglementaires afin de faciliter les échanges commerciaux en toute sécurité et avec un haut niveau de qualité, ainsi que la mise en place d’un groupement commercial africain plus harmonisé, à travers une révision globale des procédures entravant la circulation des matières premières et des produits pharmaceutiques à travers le continent, a expliqué le ministre.
Il a également salué la teneur de la Déclaration concernant la nécessité d’unifier le cadre législatif régissant les industries pharmaceutiques, ainsi que l’adoption d’approches législatives harmonisées permettant de réduire la fragmentation juridique et réglementaire, tout en offrant aux industriels un environnement clair et transparent.
Il a, en outre, souligné l’engagement des pays participants, dans le cadre de la Déclaration d’Alger, à créer une plateforme continentale commune pour recueillir les commandes de matières premières, et à renforcer la coopération industrielle entre les Etats africains, de manière à permettre la complémentarité recherchée, grâce à une répartition des rôles tenant compte des capacités technologiques et humaines de chaque pays.
De son côté, la représentante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Algérie, Katarina Johansson, a salué, dans une allocution prononcée lors de cette séance, l’esprit de leadership que l’Algérie a manifesté envers ses partenaires africains dans le renforcement du dialogue sur le développement de l’industrie pharmaceutique sur le continent, affirmant que « la Déclaration d’Alger » traduit une vision commune et un engagement fort à donner un élan à la croissance industrielle durable dans le domaine de la santé.
La responsable onusienne a révélé que l’UNICEF s’est officiellement engagée à assurer 20% de ses achats mondiaux de vaccins auprès des industriels africains à l’horizon 2035, estimant que cet engagement « n’est pas un simple objectif symbolique, mais se veut une transformation structurelle » qui exige la poursuite des partenariats, des investissements et de la gouvernance politique à travers le continent.
Dans ce contexte, Johansson a annoncé que l’UNICEF organisera, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CACM) et les institutions financières de développement, une série de rencontres avec des producteurs du secteur privé en Afrique dans les domaines des médicaments, des technologies de la santé et des équipements médicaux.
Cette initiative vise, selon elle, à transformer les engagements politiques en bons de commande, à accroitre les opportunités de production locale et à renforcer la sécurité des approvisionnements sanitaires aux enfants et aux communautés africaines.
A rappeler que la séance consacrée à l’adoption de la Déclaration d’Alger » s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, de ministres et de représentants des ministères africains chargés de la santé et de l’industrie pharmaceutique participant à la Conférence.
APS




